Maison montessori : le salon / Montessori home : the living room

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Je vous invite de nouveau chez nous pour vous faire découvrir notre salon. Chez nous, salon et cuisine occupent un seul et même espace. J’adore cuisiner tout discutant avec les autres membres de la famille ou en regardant Lynne jouer. D’ailleurs, si vous voulez voir ou revoir la cuisine, c’est par ici.

Lynne fait ses activités artistiques et manuelles dans son petit atelier (voir ici), mais j’ai voulu que les étagères d’activités/jeux soient dans le salon. D’une part je préfère que la chambre reste un coin de détente, sans trop de stimulations, d’autre part, j’aime l’idée qu’elle puisse travailler, jouer et lire dans notre espace commun.

I invite you once more in my home, to show you our living room. Here, kitchen and living room share the same space. I love talking to my family or watching Lynne play while cooking. By the way, if you want to see the kitchen, click here.

Lynne does her art and craft in her little studio (see here), by I wanted to put her shelves in the living room. I wanted to keep her bedroom as a relaxing place, without too much stimulation, and I also like the idea that she could work, play and read in our common space.

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De part et d’autre de la cheminée, des étagères intégrées. Les deux niveaux hauts portent nos livres, plus les livres fragiles de Lynne que nous lisons ensemble. Les deux niveaux bas sont dédiés à Lynne. A gauche, les livres et jeux de société ; à droite les activités de construction et de motricité fine.

On each side of the fireplace, some built in shelves. The 2 upper levels  have our books and Lynne’s fragile books that we read together. The 2 bottom ones are for Lynne. On the left, her books and board games, on the right, fine motors activities and building blocks.

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Les livres sont globalement organisés par thématique dans des petites caisses qui permettent de voir les couvertures et de manipuler facilement les livres. Il faut que je fasse des étiquettes sur les caisses pour aider Lynne à se repérer. Il y a quelques livres de fiction, mais la plupart des livres sont des livres de connaissance du monde (animaux, plantes, corps humain, cultures et traditions du monde, histoire, espace, saison, géographie, atlas, comment ça marche ….). Les livres d’art et musique sont dans l’atelier  et d’autres livres de fiction sont dans la chambre de Lynne.

Books are organized by topics in small boxes. It makes it easier to see the covers and manipulate the books. I still need to make some labels on the boxes to help Lynne. There are some fiction books, but most of the books here are non fiction (history, atlas, geography, seasons, space, cultures of the world, animals, plants…) Art and music books are located in the art and craft studio. Some more fiction books are in Lynne’s bedroom.

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A droite de la cheminée, l’étagère présente pour l’instant des paniers d’activités de motricités fine. Je change parfois le contenu des paniers, mais la plupart de ce que l’on a est ici. Sur le côté, des tapis à dérouler pour installer les activités et délimiter l’espace de travail. Lynne ne les utilise pas toujours et ce n’est pas très grave pour moi. L’un d’eux est en toile cirée pour les activités salissantes.

On the right, the shelf shows for now some baskets with fine motor skill activities. I change sometimes what is inside, but most of what we have is here. On the side, a basket with mats to install before an activity. Lynne does not use them all the time, but I am fine with it. On of them is made of vinyl for messy activities.

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Près de la grande fenêtre, l’étagère de plantes dont Lynne s’occupe (voir le billet précédent ici).

Beside the big window, Lynne’s plant shelf (see the post here).

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Enfin, une étagère de bois regroupe les activités très changeantes, liées à la connaissance du monde, langage, animaux, nature, géographie, corps humain, nombres… Une table basse, ou chowki (selon l’appellation indienne employée dans les écoles montessori) permet à Lynne de choisir de travailler au sol (sur tapis) ou sur table. En ce moment, les nombres ont le vent en poupe, ce qui explique les nombreuses activités liées aux nombres sur l’étagère.

Then, a wooden shelf presents changing activities : discovery of the world, animals, human body, numbers, language, nature…. A low table or chowki allows Lynne to choose the way she wants to work (on the floor or table). At this time, Lynne is interested in  numbers which explain that most of the activities are related to it.

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Notre maison Montessori 2017, voir aussi : 

 

Our Montessori home 2017, see also : 

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Halloween

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Halloween est une fête importante ici. Une de celles que les enfants attendent avec une grande impatience. Entre les évènements organisés par l’école et la ville, nous avons de quoi dignement célébrer l’autre monde !

Comme les années précédentes, nous avons commencé les réjouissances par la décoration du porche et de la maison et la sculpture de la traditionnelle citrouille. Cette année, avec la nouvelle maison, c’était encore plus chouette. Nos décorations restent très modestes et « mignonnes », comparé à ce que l’on peut voir autour !

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Notre petite ville est très festive et organise tous les ans une « Halloween walk », au cours de laquelle, les commerçants distribuent des bonbons aux kyrielles d’enfants déguisés. Sans surprise, Lynne était déguisée cette année encore en chat noir. Banco ! pas de frais et très facile à faire !

Lynne sait bien qu’il faut limiter les bonbons. Elle est honètement très très raisonnable (je fais un gros bourrage de crane, il faut dire…) et généralement n’en mange que 2 ou 3, puis finit par oublier le reste que je peux donner ou jeter (il y en a certain, je me dis que c’est criminel de les faire manger à d’autres, tellement ils sont chimiques !). On peut aussi donner une partie des bonbons à des oeuvres de charité (histoire d’aller pourrir les dents des enfants les plus démunis… :/) ou les apporter à son dentiste contre quelques piécettes.

Puis l’école organise le weekend avant Halloween la BOO FEST ! (voir ici et pour les années précédentes). C’était chouette, avec un temps gris, parfait mais d’un froid à glacer les os ! [Les 2 tableaux de photos suivants ont été pris par Lauren, notre collègue blogueuse pour l’école]

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Le lendemain, dimanche, avons organisé un petit repas d’Halloween, pour lequel j’ai ressorti mes classiques culinaires d’Halloween :

  • les poivrons Jack O’ Lantern,
  • les momies-roulés de saucisses,
  • les yeux mimosa de montre,
  • les doigts de sorcières-bâtons de fromage,
  • les fantômes-fraises enrobées de chocolat blanc,
  • les citrouilles mandarines,
  • les kiwis Frankenstein,
  • les bouches aux dents tordues-quartiers de pommes,
  • des fantômes glacés bananes enrobées de  yahourt et roulées dans de la noix de coco râpée

Susan avait apporté un cheescake à la courge, un brownie et des candy corn … J’avais aussi acheté quelques bonbons naturels bio au jus de fruits en forme d’araignée pour Lynne. Et des chips fantômes et chauve-souris. En boisson, du jus de betterave sanguignolant.

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Le 31, Lynne à fêté Halloween dans sa classe, avec ses copains, avant d’aller faire « trick or treat » dans notre voisinage, après le diner (soit à 6 heure ici !!!). Je dois avouer que j’apprécie beaucoup le diner tôt, avec un enfant, ça permet de ne pas trop bousculer les heures du coucher quand on sort).

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Dans notre rue, à quelques pâtés de maisons, certains jouent à fond le jeu d’Halloween. Les installations sont toutes plus effrayantes les unes que les autres. On passe vraiment dans le monde sombre, mais les enfants, sont prêts à braver leur peur pour récupérer les bonbons… Et puis se faire peur entouré de papa et maman, c’est amusant !

Pour finir, un petit bout de wikipedia pour expliquer Halloween :

Fête folklorique et païenne traditionnelle, originaire des îles anglo-celtes, célébrée le 31 octobre, la veille de la fête chrétienne de la Toussaint. Son nom est une contraction de l’anglais All Hallows-Even qui signifie the eve of All Saints’ Day en anglais contemporain et peut se traduire comme « la veille de tous les saints » ou « la veillée de la Toussaint ».

En dépit de son nom d’origine chrétienne, la grande majorité des sources présentent Halloween comme un héritage de la fête païenne de Samain célébrée au début de l’automne par les Celtes. Jack O’ Lantern la lanterne emblématique d’Halloween, est issue d’une légende irlandaise.

Construire une maison à travers des yeux d’enfant / To build a child friendly house

Me revoilà après une petite absence. Dans quelques mois, nous allons déménager dans une nouvelle maison. Quand je dis nouvelle, c’est vraiment nouvelle puisqu’elle est en cours de construction. Nous n’avions pas l’intention de nous lancer dans une construction, mais nous n’arrivions pas à trouver notre bonheur dans l’existant en raison de mes ..hum hum… très nombreux critères…. Finalement, cette opportunité correspondait bien à ce qui nous voulions.

La nouvelle maison sera à littéralement 3 rues de chez nous actuel. Le plan était déjà établi par le constructeur, mais nous avons pu y apporter quelques modifications qui nous semblaient importantes.  Et surtout, j’ai vu le potentiel énorme pour aménager une maison qui prendrait en compte les besoins de chacun des membres de la famille. Le plan est très ouvert, agréable et fonctionnel, avec de nombreuses fenêtres, et un petit jardin…

Je réfléchis beaucoup aux aménagements pour Lynne. Je vous ferai faire un tour de la maison quand tout sera aménagé dans quelques mois. Pour l’instant, je partage avec vous mes réflexions en vrac pour rendre la maison accessible à Lynne et lui offrir un maximum d’autonomie (à hauteur de ses capacités et de nos limites)…

Dans la mud room, espace de passage situé entre le garage et les pièces habitables, 4 grands casiers individuels vont accueillir manteaux (sur des crochets), chaussures, chapeaux, gants, sacs (dans des paniers)…. chaque casier est pourvu d’une banquette pour s’assoir et se chausser. Chacun son casier, chacun gère ses affaires…

La cuisine est le cœur de la maison. Elle va être pratique et spacieuse, complètement ouverte sur le séjour. Un comptoir central est pourvu d’étagères latérales ouvertes où Lynne pourra ranger couverts, verres, eau, assiettes, serviettes, qu’elle utilise fréquemment. Un autre placard bas lui sera aussi alloué pour y placer ses ustensiles de cuisine et ses affaires de nettoyage. J’ai repéré un super frigo où un petit compartiment séparé serait génial pour accueillir ce à quoi Lynne pourrait avoir accès toute seule : goûter ou petit dej.

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Dans le salon, les 2 étagères de bois basses de Lynne accueilleront le matériel/ jeux éducatifs liés à la découverte du monde, culture, géographie, histoire, langage, math, construction et un panier de tapis de travail. Eventuellement, la coiffeuse de Lynne pourra trouver une place pour servir de table d’observation de la nature… à tester, une fois que nous serons dans la maison…Deux étagères de part et d’autre de la cheminée, à usage de toute la famille, pourront recevoir les jeux de société, des livres….

Un petit bureau à partager entre Jie et Lynne, recevra un atelier d’activités manuelles et artistiques. Je bannis catégoriquement tout crayon, feutre, peinture ou pâte à modeler de la chambre de Lynne. Il y a des toilettes juste à côté du bureau, ce sera parfait pour toutes les activités qui requièrent de l’eau ou pour se laver les mains. Mon atelier à moi sera dans notre chambre. J’aurais préféré avoir un grand espace atelier pour toutes les deux, mais on ne peux pas tout avoir… une petite table à sa taille, des étagères pour accueillir chaque activité ou groupe de matériel dans des paniers, plateaux ou bocaux… je suis en train de faire un petite test concluant dans notre maison actuelle.

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La chambre de Lynne a un plan très particulier mais très amusant pour un enfant. Une grande alcôve de fenêtre offre un espace atypique et original. Au départ, je pensais aménager un coin lecture dans l’alcove, mais je crois que pour l’instant, je vais y mettre ses jeux d’imagination (la cuisinière, maison de poupée, un projet d’épicerie – magasin de glace et salon de thé…). Je prévois un nook, une tente de lecture avec coussins moelleux et une étagère de livres. J’ai vu de très belles idées sur Pinterest.

Lynne aura 2 ou trois coins lecture : un dans sa chambre, un dans le salon, et peut être un dans son atelier. Je ne suis pas encore totalement décidée pour l’atelier. Je pensais mettre un panier avec ses livres d’art et de musique. Mais j’ai un peu peur de la proximité avec le matériel de dessin et de peinture… A voir…

On va avoir la chance d’avoir deux salles de bain dont l’une sera attenante à la chambre de Lynne. Elle va pouvoir organiser son propre coin de toilette.

Des marche-pieds viendront compléter chaque espaces our que Lynne puisse accéder facilement aux éviers, toilettes, placards, machine à laver, plan de travail de la cuisine…

Voilà, de chouettes projets en perspective… J’espère que j’arriverai à faire naître ce qu’il y a dans ma tête !

 

Notre maison Montessori 2017, voir aussi :

 

Our Montessori home 2017, see also :

Pumpkin patch

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Malgré le temps presque estival, on st bien à une semaine d’Halloween. Ce weekend, quelques familles de la maison des enfants de Lynne se sont rassemblées au Pumpkin Patch de Rombach pour jouer entre citrouilles, fantômes et araignées…

Despite the summer like weather, we are just on week from Halloween. This weekend, some families from Lynne’ Children’s house gathered at the Rombach pumpkin patch for a playdate between ghosts, spiders and pumpkins…

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Une école Montessori de l’intérieur

Comme je vous en avais parlé ici, depuis la rentrée scolaire, j’ai la grande chance d’avoir intégré une école Montessori. Je vous en dis un peu plus aujourd’hui. Cette école est selon moi un véritable paradis pour les enfants et je suis extrêmement heureuse d’y travailler et de savoir que Lynne aura l’immense chance de faire sa scolarité dans une tel environnement.

Je n’ai pas d’expérience d’autres écoles Montessori et je n’ai pas encore de formation particulière, si ce n’est mon intérêt personnel et ma petite expérience quotidienne, alors je ne peux vous parler modestement que de ce que je vis dans mon école et de mon interprétation de cette pédagogie géniale.

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L’école

Loin du modèle régalien français, les Etats-Unis, sont moins frileux en ent terme de diversité scolaire et les écoles Montessori ne sont pas rares, ici autour de Saint Louis (Missouri). L’école où je travaille est accréditée AMI (Association Montessori Internationale, créée en 1929 par M.Montessori elle-même), gage de qualité de l’enseignement.

L’école occupe une ancienne maison, nichée dans un grand espace de verdure bordé de bois. Les enfants sont libres grimper aux arbres, de fabriquer des cabanes et sont dehors par tous les temps (à part les tout-petits). Jouer dans la boue les jours de pluie est un véritable régal pour eux et comme dit le proverbe suédois « il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais habits ». Il y a un potager et un poulailler de pondeuses dont s’occupent les plus grands. Les oeufs peuvent être achetés par les parents.

De gros projets sont sur le point de voir le jour (étendre l’accueil aux plus jeunes et aux adolescents, rénover et créer de nouveaux bâtiments), mais aujourd’hui, l’école est une petite structure qui accueille près de 150 enfants de 2 ans et demi à 12 ans : La maison des enfants (2,5 ans à 6 ans), la classe élémentaire cycle 1 (lower elementary : 6 ans à 9 ans) et la classe élémentaire cycle 2 (upper elementary : 9 à 12 ans).

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 Inventaire à la Prévert de la pédagogie Montessori

Maria Montessori (1870-1952), première femme médecin d’Italie, a passé sa vie a travailler auprès d’enfants. A partir d’observations très scientifiques, elle a élaboré un système éducatif : une philosophie de vie et un matériel d’apprentissage extrêmement réfléchi, précis et très élaboré.

La pédagogie montessori insiste en tout premier lieu sur le respect de l’enfant. L’enfant est un individu à part entière et non un sous-homme dont on doit façonner l’esprit. Le but n’est pas de formater des cerveaux, mais d’épanouir des êtres humains, libres, dans toute leur singularité et leur diversité. Pour Maria Montessori, offrir aux enfants bienveillance, respect, paix et harmonie mène à l’émergence d’adultes responsables et eux-mêmes respecteux de leur prochain et de leur environnement. Utopie ? Ben non, l’enfant est tout simplement l’adulte de demain. C’est en lui que réside la solution pour un monde meilleur.

Toute activité chez un petit enfant répond à son besoin impérieux de construction et de développement. C’est pour cela que l’on parle de « travail » et non pas de jeu, même pour un tout-petit. Ce mot permet en outre de souligner l’extrême importance des actes enfantins, trop souvent incompris et sous-estimés par l’adulte.

Maria Montessori a observé chez l’enfants plusieurs phases naturelles de développement à partir desquelles elle a fractionné sa pédagogie:

  • La période du nido (le « nid »): de la naissance à 18 mois (marche assurée). Un cocon de douceur, la plupart du temps développé au sein de famille, ou si vous avez de la chance, dans une crèche spécialisée (coucou, Delphine !)
  • La communauté enfantine : de 18 mois à 3 ans (je vous en parlerai quand je ferai un article sur la communauté enfantine de Lynne)
  • La maison des enfants : de 3 ans à 6 ans
  • l’école élémentaire : de 6 ans à 12 ans (parfois découpé en 2 cycles)
  • les adolescents : de 12 à 18 ans
  • les jeunes adultes : concernés par les études universitaires

De la naissance à 6 ans, l’enfant traverse des périodes sensibles où toute son attention est focalisée sur l’acquisition d’une compétence particulière (mouvement, langage, sens de l’ordre, développement des sens, …). L’enfant absorbe de façon naturelle et sans effort. Mais si l’enfant ne trouve pas de quoi répondre à sa période sensible, celle-ci passe et l’acquisition de la compétence ne pourra se faire qu’au prix d’un apprentissage laborieux.

De 6 à 12 ans, l’enfant à besoin de rapports avec le monde, d’élargir son champ social. Il entre par ailleurs dans une phase de concept et d’abstraction. Il développe son sens de la morale et de la justice.

Maria Montessori n’a malheureusement pas eu le temps de développer sa pédagogie pour les adolescents et n’a établi que de grandes lignes directrices.

L’enfant est au coeur de l’apprentissage montessori. Il est responsable de lui même et de ses apprentissages. Une classe montessori, ce n’est pas un enseignant qui transmet des connaissances à un groupe d’enfants, ce sont des enfants qui construisent leur enseignement propre, guidé par un éducateur. D’ailleurs, les enseignants sont appelés guides. Leur travail consiste à s’effacer le plus possible et guider l’enfant vers l’autonomie. Leur plus grande tâche est d’observer. Observer pour comprendre  l’enfant, et savoir s’il est prêt à recevoir tel ou tel apprentissage.

Les classes reposent généralement sur des cycles de 3 ans (3 ans-6 ans, 6 ans-9 ans et 9 ans-12 ans). Le mélange des âges est bénéfique à tous :

  • les enfants ont le temps de développer  et approfondir leurs compétences selon leur propre rythme. Quand un enfant intègre un savoir au moment où il est prêt à le recevoir, il y a fort à parier que l’assimilation se fait sans gros effort et de manière durable.
  • les plus jeunes bénéficient de l’expérience des plus grands (il est indiscutable qu’un enfant apprend plus d’un autre enfant que d’un adulte), et les plus grands deviennent des modèles et de petits « maîtres » qui renforcent leurs connaissances en les transmettant et développent leur sens de la responsabilité et de l’empathie (prendre soin des plus jeunes).

L’enfant apprend par ses sens. L’importance de la main en particulier est primordiale. Maria Montessori a donc élaboré un matériel d’apprentissage dont des générations d’enfants ont validé le génie. Chaque notion et concept se transmet grâce à la manipulation de matériel concret. Ce matériel répond à des normes très précises. En matériaux nobles (bois, verre, métal…), isolant une seule idée (difficulté) à la fois et intégrant un contrôle d’erreur (pour pouvoir être utilisé de façon autonome par l’enfant). Les plus grands du cycle élémentaire utilisent de moins en moins de matériel et manipulent plus l’abstraction. J’essaierai d’écrire un article pour vous donner une idée du matériel utilisé.

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Il n’y a pas de cour magistral (excepté la série des 5 grands récits de l’humanité), puisque l’enseignant suit le rythme propre de chaque enfant. Les savoirs sont dispensés en « leçons« . Une leçon est donnée par l’enseignant à un seul enfant ou un petit groupe d’enfants.

Dans une classe montessori, les enfants bougent. Ils sont libres de se déplacer, s’assoir ou travailler au sol sur des tapis déroulés, parler (à voix basse, bien sûr). Ils travaillent en groupe ou seuls. Contraindre un enfant à rester assis en silence, il faut bien avouer que c’est quand même contre nature…

L’enfant choisit librement ses activités (dans la palette des enseignements proposés dans la classe). Il peut demander à recevoir telle ou telle leçon (car il a vu d’autres camarades travailler) ou l’enseignant peut lui proposer. Une fois qu’il a reçu une nouvelle leçon, l’enfant peut y travailler autant de fois et de temps qu’il le souhaite.

Il n’y a pas de récompense, pas de punition, pas de système de notation. L’enfant travaille pour lui-même. C’est tout le travail subtil de l’autonomisation…. on cherche à éveiller la curiosité, un goût de la découverte et de l’apprentissage. Les enfants ne travaillent pas par ce qu’il y a un contrôle et qu’il faut avoir une bonne note, sinon papa et maman ne seront pas contents, mais parce qu’ils ont envie d’en savoir plus. Parce qu’ils sont heureux de découvrir le monde qui les entoure et ce qu’il a a offrir.

Il n’y a pas de devoirs extra-scolaires. Hors de l’école, l’enfant doit être libre de profiter de sa famille, d’activités personnelles et de s’ouvrir au monde et à la société.

On encourage systématiquement les enfants à trouver une solution à leurs propres problèmes ou à demander l’aide de leurs collègues. En cas de conflit nous encougageons les enfants à se parler. L’intervention des adultes est de préférence le dernier recours.

Une école Montessori ne sectionne pas l’enfant. Elle ne le réduit pas à un simple cerveau à remplir de savoir théorique. Elle ne s’adresse pas qu’à une seule facette de son être. L’enfant est considéré comme un tout : c’est aussi un adulte en devenir qui doit savoir trouver sa place dans la société (et qui doit par conséquent apprendre à interagir avec son prochain avec grâce et courtoisie), et qui doit savoir se prendre en charge, prendre soin de soi et de son environnement (d’où l’importance des travaux de vie pratique, les tâches ménagères quotidiennes).

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Ma classe

  • Des enfants de 6 à 9 ans, en élémentaire cycle 1 (lower elementary),
  • Tous les matins et tous les soirs, l’enseignante accueille et prend congé de chaque enfant, respectueusement, en lui serrant la main, et en le regardant dans les yeux, baissée à sa hauteur.
  • Ce que l’on appelle notre classe est en fait un rassemblement de plusieurs salles de l’ancienne maison, mais aussi le solarium (véranda). C’est très lumineux, chaleureux et dans son jus. J’adore !
  • Il n’y a pas de table assignée. Chaque enfant est libre de s’assoir où il veut, seul ou en groupe à partir du moment ou il travaille et ne perturbe pas ses camarades. Ils peuvent aussi choisir de travailler au sol, sur des tapis.
  • Il n’y a qu’une seule pause dans la journée (à midi), mais les enfants étants libres de bouger librement, de lire dans la bibliothèque, le besoin de se défouler n’est pas le même.
  • Tous les enfants mangent sur place (soit repas qu’ils amènent, soit commandé à l’école), dans la classe, avec l’équipe enseignante. Ils sont en charge de dresser leur couvert, de débarasser et nettoyer.
  • Les enfants doivent eux-mêmes prendre soin de leur environnement. Chacun a donc une tâche quotidienne qui change d’une semaine sur l’autre : soin des animaux de la classe, nettoyage des sols, des étagères, des tables, rangement des espaces, soin des plantes, vider les poubelles, remplir et vider le lave-vaiselle, gérer lave-linge et sèche linge (sets de table,serviettes,  chiffons…), tailler les crayons…
  • Des intervenants extérieurs dispensent des cours d’espagnol, de musique et de sport
  • Presque tous les jours, après la pause de midi, l’enseignante fait la lecture d’un chapitre de livre à voix haute pendant que les enfants déssinent, crochètent, font de l’origamie…
  • chaque enfant tient un journal où il écrit tout le travail qu’il effectue dans la journée. L’enseignante le regarde tous les soirs. Chaque semaine, les enfants ont « conférence » avec l’enseignante. C’est le moment où l’on fait le point sur ce qui a été réalisé, et où les orientations de travail à venir se dessinent.
  • Les enfants n’ont pas de leçon écrite, pas de cahiers. Ils peuvent réaliser eux-mêmes de petits livrets avec le résultat de certaines leçons, pour les garder en référence.
  • Les enfants utilisent un matériel commun (crayons -on n’utilise pas de stylos aux USA, mais des crayons, gommes, règles, ciseaux,…). S’ils décident d’amener leur propre matériel, ils doivent alors le partager avec les autres enfants. Je sais que ce fonctionnement est propre à mon enseignante, ce n’est pas systématique aux écoles Montessori.
  • Les enfants n’ont donc pas de cartable, pas de livres. Les leçons Montessori étant transmises à partir du matériel pédagogique et non par les livres. Cela ne veut pas dire que les livres sont absents, bien au contraire ! la bibliothèque est en accès libre et chaque enfant peut y passer un moment chaque jour.
  • L’enseignement mathématique est extrêmement fort… vous connaissez beaucoup d’enfants de 8 ans qui connaissent les carrés des nombres jusqu’à 76, vous ?

Mon travail

Je suis assistante de l’enseignante et le moins que puisse dire, c’est que je n’ai pas le temps de m’ennuyer ! La journée est remplie sans interruption du début à la fin.

Cette année est un peu particulière car nous avons beaucoup d’enfants dans cette classe et nous sommes 2 assistantes. Une vrai bénédiction, puisque je peux apprendre de ma collègue qui a beaucoup plus d’expérience que moi. L’année prochaine, la classe sera scindée en deux.

Mon travail consiste à m’assurer que les enfants ont toujours à disposition le matériel nécessaire pour travailler, veiller au respect du matériel d’apprentissage, aider les enfants à trouver des solutions à leur problèmes, les guider à gérer leurs conflits, les aider à se mettre au travail ou les orienter, et dans certains cas travailler avec eux, parfois cuisiner avec eux, veiller au bon déroulement des tâches ménagères des enfants, surveiller la récréation, et encore mille et une petites choses… A partir du mois de janvier,  nous avons le projet de commencer des cours de français pour les enfants qui le désirent.

Voilà donc un petit tour d’horizon de mon travail et de ma compréhension de la pédagogie Montessori. J’apprends beaucoup, en pédagogie, en relationnel, en anglais et je n’ai pas fini d’apprendre !

Nhésitez pas à partager votre expérience d’écoles Montessori ou simplement vos réflexions.

 

Reprise sur les chapeaux de roues / Busy beginning

Et voilà, nous sommes de retour aux Etats-Unis depuis une semaine et demie et déjà pris dans le tourbillon de notre nouvelle vie. En résumé :

Un vol retour bien secoué. Arrivés à Chicago, nous avons dû patienter un long moment pour que l’immigration procède aux vérifications de mon advance of parole (voir  ici mon processus d’immigration). Il n’y a pas eu de problème, pas de questions. C’était juste long et nous avons raté notre correspondance (on savait qu’on était juste de toute façon). Vol suivant retardé longtemps, longtemps, très longtemps à cause du mauvais temps. Après avoir été bien secoués, l’avion amorse sa descente, puis remonte aussi sec dans les airs. Impossible d’atterrir à STL à cause d’un très gros orage. Nous voilà repartis pour un autre aéroport, Columbia (MO) . Atterrisage un peu rude. Attente, puis retour à Saint Louis dans un bus affrêté par United Airline et enfin taxi jusqu’à la maison… En tout, une ralonge de 12 heures par rapport au voyage initial. Pfff !

Les débuts de Lynne dans sa communauté enfantine montessori (voir ici) se sont plutôt bien passés. Mais elle a de plus en plus de mal le matin car elle réalise que ça va être notre nouvelle vie maintenant… Les photos que nous envoient son école au cours de la journée montrent que ça se passe quand même plutôt bien. Honêtement, je trouve que Lynne est vraiment courageuse. Tout ça, ça fait beaucoup pour une toute petite fille comme elle et elle s’en sort très bien. Elle dort maintenant dans sa chambre et dans son lit au sol. Même si je fais pas mal d’aller-retour dans la nuit (je sais plus très bien où est mon lit, moi…) on est sur le bon chemin…

Mes débuts à moi dans mon école Montessori (voir aussi ici) sont supers. La semaine a été épuisante mais je suis ravie. L’équipe pédagogie, le site, les enfants… tout est pour l’instant prometteur.

Mon permis de conduire. Eh oui, en tant que résidente du Missouri, je ne peux me servir de mon permis français que 6 mois. Après, il faut que je passe le permis de conduire du Missouri. A l’arrache, mais avec succès (0 fautes ! :)) j’ai passé la partie écrite du permis. Il faut réussir un total de 20 bonnes réponses sur 25 questions sur ordinateur. Puis on passe un petit examen de vision et on nous interroge sur les panneaux. Nous venons d’acheter une seconde voiture. Il faut que je passe à présent la partie « conduite » du permis.

Le début des « socials » : évênements festifs permettant aux gens de se rencontrer (bon, des fêtes, quoi). Nous avons commencé par la ice cream party à l’école de Lynne et la swimming pool party à mon école. Tout nouveau pour moi, ces fêtes d’école. Mais bien sympatique !

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Here we are, back in USA for one week and a half and already drown in our new very busy life. To sum up : 

Very bad trip back. Long waiting in Chicago while Boarder checked my Advance of Parole. No problem, no question but a very long waiting. We missed our connecting flight and next flight was super delayed because of bad weather. After a very shaky flight we could not land in Saint Louis and we had to change our way to Colombia (MO). Then a bus came to pick us up to drive us back to STL. Total, 12 hours more than original plan. Pfff !

The beginning of Lynne in her Montessori children’s house (see here) was rather good. But it is harder in the morning now she realize it is going to be our new way of life… The pictures sent by her school during day time show us things are going well once we are away. Honestly I think she is very brave. It is a lot to take for a little girl and she is doing very well. Now she sleeps in her own bedroom in her floor bed. Even if I have to go often from one bed to another during the night (I do not know where is my bed right now !) we are little by little getting there…

My own beginning in my Montessori school (see also here) was great. I am exhausted but happy. I think I will really enjoy my new working place.

My driving license. Yes, as a Missouri permanent resident, I need to get an american driving license. I passed the written test last week (0 mistake ! :)) though I thought I would not get it… We just bought a second car. and I need now to pass the driving test.

Beginning of Socials. Very new for me, but very enjoyable… We began with Lynne’s school ice cream party and continued with my school’s swimming pool party (yes, my school has a  swimming pool…)

Voyager avec un bébé

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Quand je suis tombée enceinte de Lynne, je vivais en France et son papa vivait aux USA. Nous avons décidé que Lynne naîtrait en France. Elle a attendu pile poil son papa pour arriver le 6 décembre 2013. Lynne a deux nationalités, française et américaine (la Chine, malheureusement refuse les nationalités multiples), mais pour rejoindre son papa, il m’a fallu obtenir un visa. Pendant la longue procédure (lire articles ici,  et encore ), nous nous sommes beaucoup déplacées toutes les deux, pour de courtes, moyennes et très très longues distances. Nous avons donc eu moultes occasions de pratiquer voiture, bus, train et avion (d’où « chroniques d’une globe-téteuse »!). J’étais déjà habituée aux voyages longues distances, mais avec un bébé, c’est différent… J’ai majoritairement voyagé seule avec Lynne, et je commence à être rodée. Toutefois, plus elle grandit (17 mois, maintenant), plus ça devient sportif !

Lynne a pris l’avion la première fois lorsqu’elle avait 3 mois, pour aller aux USA (techniquement, elle a commencé ses aller-retours France/USA à 3 jours de conception, puis à 1 mois et demi de gestation). Nous sommes rentrées en France quand elle avait 6 mois. Puis nous sommes parties en Chine quand elle avait 10 mois pour rencontrer ses grands-parents, et de là, nous avons continué (en famille cette fois) encore plus à l’est (oui, ça fait bizarre, mais c’est bien vers l’est depuis la Chine) vers le Missouri. Nous avons repris l’avion (en famille) pour un séjour à Los Angeles (ici, et ) lorsque Lynne avait 15 mois. Sans surprise, le voyage le plus facile a été le premier : un bébé exclusivement allaité et content d’être lové sur sa mère dans une écharpe… forcément, ça aide…

Alors, à la veille d’aller passer cet été en France, je me suis dit que partager notre expérience de maman nomade et de bébé globe-têteuse, pourrait peut-être utile à d’autres…Voici donc mes astuces de survie :

Pour mémoire, selon les compagnies, bébé ne paira pas sa place s’il n’a pas de siège jusqu’à 2 ou 3 ans. Mais il faudra vous acquitter tout de même d’une participation (plus ou moins importante) aux taxes d’aéroport et autres frais.

– Une bonne organisation est essentielle. Je suis une adepte de chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. Ca permet d’atteindre très rapidement tout ce dont on a besoin (documents, doudou, sucette…). Malgré les contrôles de sécurité, et les multiples manipulations, je m’applique à remettre scrupuleusement tout à sa place pour éviter les paniques de dernière minute. L’idéal, c’est d’avoir une petite pochette suspendue autour du coup (pas super stylé, mais pratique), avec les documents de base qu’on va sortir 10 fois pendant le trajet (passeports, billets, carte bleue, monnaie pour les fringales…).

Paperasse : Lynne porte nos deux noms de famille mais sur mon passeport ne figure que mon nom de jeune fille, alors pour éviter tout problème quand nous voyageons seules, je prends avec moi le livret de famille et une lettre signée de son papa m’autorisant à voyager seule avec Lynne. Personne ne m’a encore rien demandé, mais sait-on jamais…  Lynne ressemble à son papa et on m’a déjà demandé plusieurs fois si je l’avais adoptée…

– Le porte bébé : écharpe, sling, manduca, … tout ce que vous voulez (à partir du moment où la position est physiologique !, lire ici). Le porte bébé est vraiment super pour garder les mains libres et avoir bébé bien localisé contre soi. Lynne est tellement habituée à être portée que cela ne pose pas de problème. Enfin, à 17 mois, c’est un peu différent, la durée de portage est limitée car elle veut toujours bouger…Toujours la grande question : sling ou écharpe ? Généralement, je prends les deux. Cette fois-ci, ce sera tonga et Mid-tai. Il faut savoir qu’en passant les contrôles de sécurité, on vous demandera parfois de retirer votre bébé du porte bébé, parfois non. Galère de mettre les affaires sur le tapis, tendre les billets et défaire son écharpe en tenant son bébé… Attention, en cabine, si vous gardez votre bébé en écharpe, quand vous êtes assis, mieux vaut savoir faire un nouage où le noeud n’est pas dans le dos !

La plupart des compagnies vous laisseront embarquer une poussette gracieusement (en soute ou en cabine). Les petites poussettes-canes sont généralement acceptées en cabine sur les longs courriers (on vous les prendra en rentrant dans l’avion pour vous les rendre en sortant). Les poussettes plus grosses sont parfois acceptées jusqu’à l’avion, mais elles sont ensuite mises en soute et vous ne les récupèrerez qu’à votre destination finale. Cetaines compagnies mettent gratuitement à disposition des poussettes pendant les transits.

– Embarquement : bon à savoir, certaines compagnies (United Airline, par exemple) ne font plus passer prioritairement les familles avec enfants… bouh ! pas bien ! Si vous êtes seul(e), allez quand même pleurer un coup auprès des hôtesse de la porte d’embarquement… si on vous prend en pitié, on vous fera passer après la première classe et la classe business… toujours ça de gagné pour s’installer tranquillement

En cabine : Pas toutes les compagnies aériennes proposent une ceinture de sécurité spécial bébé. D’où l’intérêt aussi du porte bébé. La ceinture bébé, quand on vous la donne est très facile à installer. Elle a une boucle qui se glisse à votre propre ceinture de sécurité. Pour les plus petits bébés, vous pouvez réserver un berceau (généralement jusqu’à 75cm et 12 kg). On vous mettra alors sur un rang de devant (avec plein de place, yahoo !) et le berceau sera installé une fois l’avion en vol. Là encore, selon les compagnies, ces berceaux son plus ou moins bien… et pas dit que votre bébé acceptera d’y faire un tour. Cela dit, rien que pour avoir le rang de devant, ça vaut la peine de demander, et si possible côté allée (avec un bébé marcheur, c’est mieux). Pensez à trouver unn moyen de faire délutir votre bébé à l’attérissage et décollage (allaitement, sucette, boisson), ça évite les maux d’oreille (bien que je n’ai jamais expérimenté le problème avec Lynne qui a plutôt tendance à s’endormir dans ces moments là).

Bon à savoir, dans les avions, il y a forcément un des toilettes avec une table de change…micro table… Plus bébé grandit, moins c’est pratique, voire carrément acrobatique ! Si vous savez changer votre bébé debout, c’est le top, ce qui n’est malheureusement pas mon cas !!!

– Prévoir suffisamment de temps en transit. Franchement, je préfère patienter plus longtemps, mais ne pas avoir à courir avec bébé. Surtout seule. Je change toujours Lynne juste avant d’embarquer (plus confort que l’avion), ça prend du temps. Dans les aéroports, vous trouverez toujours des toilettes avec table de change, soit dans des pièces familiales (j’en ai pas vu partout), soit dans les toilettes pour personnes handicapées. Si bébé ne marche pas, et que vous avez une poussette, tant mieux, ça passera dans les toilettes pour personnes handicapées. Sinon, ben bébé dans le porte bébé… ça se fait (d’où l’intérêt de peu de bagages avec soi). Vivement le jour où tous les pays adopteront le siège bébé inclus dans les WC comme au Japon : maman sur les toilettes et bébé juste à côté, glissé dans un siège accroché au mur. Le top !

– Un minimum de sac en cabine. J’ai déjà voyagée chargée comme une mule, à bloc de ce qui était autorisé. Je n’avais pas vraiment le choix, vu les circonstances ; je cumulais le voyage en Chine, le déménagement (on partait directement pour les USA) et le bébé… ! généralement, les compagnies sont assez généreuses avec le surplus bébé. Mais seule, c’est super galère ! Attention de ne pas se laisser trop emporter !

Pour ce prochain voyage, je compte prendre en cabine juste une seule petite valise à 4 roues (et la petite pochette dont je parlais avec les billets et passeport). Dans cette valise à roulette, je mettrai entre autre un sac plus petit sac rempli de ce que je veux impérativement garder avec moi pendant le vol et qui restera à mes pieds pour un accès facile (nourriture et eau, doudous, jouets/livres, changes et rechange). A chaque escale, je rechargerai ce sac pour la nourriture et les changes.

Sachez que lorsque vous entrez aux USA, vous devrez récupérer tous vos bagages enregistrés au premier port d’entrée pour les réenregistrer. Donc même pour les bagages en soute, pensez à faire pratique : mieux vaut une grosse valise (à roulettes, 4 roulettes c’est encore mieux) que 3 ou 4 sacs de taille moyenne. NB : Pour éviter le bazar dans une grosse valise, vous pouvez séparer les affaires dans des gros sacs de congélation transparents (affaire bébé, habits de papa, habits de maman…)

Nourriture : certaines compagnies, comme Emirates (ah ! Emirates !!!) proposent des petits pots de fruits (mais ils ne sont pas terribles et super sucrés), mais c’est rare. Mieux vaut donc prévoir sa propre nourriture si bébé est encore petit et voyage sur vous (et donc qu’il n’a pas de plateau repas prévu). Bon à savoir, il n’y a pas de micro-ondes dans les avions. La seule choses que l’on peut faire, c’est mettre le petit pot dans deux gobelets d’eau ultra chaude et attendre que ça tiédisse. Sinon, sandwichs ou snacks pour les plus grands (tomates cerises, fromage, galettes…) ce jour là, on ne cherche pas franchement à manger sain et bio… on cherche à survivre… Généralement, je commande à l’avance un plateau végétarien car on vous sert en premier… ça vous permet de vous débarasser de votre repas plus vite et vous installer (enfin, si on veut bien vous récupérer le plateau vide rapidement). On pourra vous fournir du lait à bord (utilisé généralement pour agrémenter thé ou café, alors pas de lait entier, mais bon, c’est toujours ça…). Pensez à faire oire bébé souvent, on se deshydrate plus vite en avion.

Vous êtes autorisés à embarquer nourriture et boisson (eau / lait) pour vos enfants. Quand vous passez les contrôles de sécurité, signalez-le. Selon les aéroports et les pays, on vous demandera de tout sortir, ou pas, de boire devant les agents de sécurité ou pas…. j’ai eu droit à tous les cas. Quand vous entrez aux USA si un agent de douane vous demande si vous avez quelque chose à déclarer, pensez à signaler que vous avez de la nourriture bébé. Un agent pensait me coincer, mais heureusement, j’allaitais et donc je n’avais vraiment rien. Il m’est aussi arrivé aux USA d’être bloquée à un contrôle de sécurité où le biberon de lait bio de Lynne avait déclanché une alarme… Le biberon a dû passer une batterie de tests avant qu’on nous laisse enfin partir.. c’était un peu flippant ! et là je me dis, mais punaise, qu’est-ce qu’ils mettent dans leur lait bio ?

Pensez à prendre des surplus de couches et de nourriture, au cas où vous resteriez coincés dans un aéroport. Aux USA et en Chine, par exemple, les retards sont fréquents… et parfois longs. Bizarrement, je n’ai jamais vu de vente de couches et rarement des petits pots (il faut que l’aéroport soit suffisamment grand et qu’on y trouve une supérette). C’est un soulagement quand bébé commence à manger comme vous…

Passer le temps. Plus votre bébé est grand, moins il dort et plus c’est sport pour l’occuper. S’il est assez grand vous pouvez lui préparer des busy bags (activités prêtes à l’emploi mises dans des petits sacs et distribuées au fur et à mesure du voyage : matériel de dessin, des jeux à monter, poupées de papier…). On trouve plein d’idées sur pinterest. De la marche à 20 mois, je dirais que c’est sans doute un peu rude, une fois qu’on a fait le tour des magasins dans l’aéroport, et qu’on a arpenté l’avion 3 fois… pfff ! Quand vos voisins ou les hôtesses sont chouettes c’est le soulagement ! j’ai eu un jour un stewart envoyé du ciel (hi!hi!), qui s’est occupé de Lynne comme un chef ! Lynne est super curieuse et n’arrête pas de bouger… galère… Il faut dire que passée l’exitation de la nouveauté, ce n’est pas très marrant pour eux… Les jouets et livres sont à donner au compte goutte, les uns après les autres pour garder un peu la surprise du « nouveau ». Si vous n’avez pas de problème de position pour/contre écrans pour les tout-petits, vous pouvez avoir recours aux tablettes numériques. Malheureusement, quand vous avez des principes débiles comme les miens, ben vous galérez plus….

Vous pouvez lire mon article : occuper bébé en voyage pour plus d’idées

Jet-lag. Une fois arrivé, on y coupe pas, tout le monde sera victime du décalage horaire (si non, estimez-vous très très chanceux !). Je n’ai pas de truc particulier… généralement, chez un enfant, ça dure de 3 jours à une semaine… réveils nocturnes et pas envie de se rendormir pendant plusieurs heures… et les journées à assurer derrière… On fait comme on peu… d’autres blogs traitent le sujet. J’avoue ne pas être encore au point là-dessus et je n’ai pas de stratégie particulière…j’essaierai de mieux analyser notre arrivée en France pour faire un billet sur le sujet.

Voilà. N’hésitez pas à me poser des questions où partager votre expérience dans les commentaires. Dans ces moments, toute aide et conseil avisé est bon à prendre !

Bon voyage !!!