De l’importance de se salir / Stomping in the mud and messy play

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Si vous nous suivez depuis quelques temps, vous avez dû remarquer que Lynne adore tout ce qui est salissant. Tout ce que l’adulte qualifie de cracra, elle adore s’en enduire ou sauter dedans à pieds joints. Boue, flaques, peinture, mousse à raser, pâte à modeler, cuisine…

C’est  important de patouiller. Touts les enfants ont ce besoin à satisfaire, en particulier les tout-petits. Il parait même que c’est essentiel pour le développement cognitif. Découvrir le monde à travers ses sens, explorer la matière (dur, mou, rugueux, lisse, glissant..). Il n’y a pas de limites à la créativité et à l’imagination quand on joue à la patouille. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de jouer pas de règle. Ca se passe de mots.

A l’intérieur (en préparant un peu) ou dehors, laissez vos enfants se salir. Tous ce dont on a besoin est un bon savon (je ramène toujours des savons de Marseille de France) et une bonne dose de zénitude. Et puis on peut faire suivre d’une petite activité de vie pratique, soin de soi et de ses affaires.

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If you have been following us for a little while, you must have noticed that Lynne loves all that is messy. Everything adult finds dirty, she loves to covers herself with or jump in it. Mud, puddles, paint, shaving gel, play dough, kitchen…

Messy play is very important. All young children need to fulfill the need, especially toddlers. It looks like it is determining for brain development. Discover the world through senses explore material (hard, soft, rough, slippery…). There is no limit to creation or imagination in messy play. There is no right or wrong way to play, no rules. No needs for words.

Indoor (with a bit of preparation) or outdoor, let you children get messy. All you need is a good laundry soap for clothes and zen attitude. You can make it followed by a practical life  activity, self care and care for your belonging.

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Voilà une jolie référence de livre sur le sujet et sur le changement des saisons, que je n’ai trouvé qu’en englais, Bringing the outside in, Mary Mc Kenna Siddals

Here is a lovely book about messy play and seasons by Mary Mc Kenna Siddals, Bringing the outside in

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Libre et plein de vie / Wild and free

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« … Lâchez les enfants; qu’ils courent dehors quand il pleut, qu’ils enlèvent leurs souliers quand ils trouvent un peu d’eau et, quand l’herbe des prés est humide de rosée, laissez leurs pieds nus la fouler; qu’ils se reposent paisiblement quand un arbre les invite à dormir à leur ombre; ils crient et rient quand le soleil les éveille le matin, comme il éveille toute créature vivante. Mais nous nous demandons anxieux, comment faire dormir l’enfant après l’aurore, et comment lui enseigner à ne pas enlever ses souliers et à ne pas courir dans les prés. C’est quand il est diminué par nous, irrité dans sa prison, qu’il tue les insectes, les petits animaux inoffensifs, et cela semble « naturel ». Nous ne nous apercevons pas que cette petite âme est déjà devenue étrangère à la nature. Tout ce que nous souhaitons pour lui, c’est qu’il s’adapte à la prison sans que cela l’ennuie. »

La découverte de l’enfant, M. Montessori

 

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« Let the children be free; encourage them; let them run outside when it is raining; let them remove their shoes when they find a puddle of water; and, when the grass of the meadows is damp with dew, let them run on it and trample it with their bare feet; let them rest peacefully when a tree invites them to sleep beneath it’s shade; let them shout and laugh when the sun wakes them in the morning as it wakes every living creature that divides its day between waking and sleeping. »

The Discovery of the Child, M. Montessori

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Voyager avec un bébé

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Quand je suis tombée enceinte de Lynne, je vivais en France et son papa vivait aux USA. Nous avons décidé que Lynne naîtrait en France. Elle a attendu pile poil son papa pour arriver le 6 décembre 2013. Lynne a deux nationalités, française et américaine (la Chine, malheureusement refuse les nationalités multiples), mais pour rejoindre son papa, il m’a fallu obtenir un visa. Pendant la longue procédure (lire articles ici,  et encore ), nous nous sommes beaucoup déplacées toutes les deux, pour de courtes, moyennes et très très longues distances. Nous avons donc eu moultes occasions de pratiquer voiture, bus, train et avion (d’où « chroniques d’une globe-téteuse »!). J’étais déjà habituée aux voyages longues distances, mais avec un bébé, c’est différent… J’ai majoritairement voyagé seule avec Lynne, et je commence à être rodée. Toutefois, plus elle grandit (17 mois, maintenant), plus ça devient sportif !

Lynne a pris l’avion la première fois lorsqu’elle avait 3 mois, pour aller aux USA (techniquement, elle a commencé ses aller-retours France/USA à 3 jours de conception, puis à 1 mois et demi de gestation). Nous sommes rentrées en France quand elle avait 6 mois. Puis nous sommes parties en Chine quand elle avait 10 mois pour rencontrer ses grands-parents, et de là, nous avons continué (en famille cette fois) encore plus à l’est (oui, ça fait bizarre, mais c’est bien vers l’est depuis la Chine) vers le Missouri. Nous avons repris l’avion (en famille) pour un séjour à Los Angeles (ici, et ) lorsque Lynne avait 15 mois. Sans surprise, le voyage le plus facile a été le premier : un bébé exclusivement allaité et content d’être lové sur sa mère dans une écharpe… forcément, ça aide…

Alors, à la veille d’aller passer cet été en France, je me suis dit que partager notre expérience de maman nomade et de bébé globe-têteuse, pourrait peut-être utile à d’autres…Voici donc mes astuces de survie :

Pour mémoire, selon les compagnies, bébé ne paira pas sa place s’il n’a pas de siège jusqu’à 2 ou 3 ans. Mais il faudra vous acquitter tout de même d’une participation (plus ou moins importante) aux taxes d’aéroport et autres frais.

– Une bonne organisation est essentielle. Je suis une adepte de chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. Ca permet d’atteindre très rapidement tout ce dont on a besoin (documents, doudou, sucette…). Malgré les contrôles de sécurité, et les multiples manipulations, je m’applique à remettre scrupuleusement tout à sa place pour éviter les paniques de dernière minute. L’idéal, c’est d’avoir une petite pochette suspendue autour du coup (pas super stylé, mais pratique), avec les documents de base qu’on va sortir 10 fois pendant le trajet (passeports, billets, carte bleue, monnaie pour les fringales…).

Paperasse : Lynne porte nos deux noms de famille mais sur mon passeport ne figure que mon nom de jeune fille, alors pour éviter tout problème quand nous voyageons seules, je prends avec moi le livret de famille et une lettre signée de son papa m’autorisant à voyager seule avec Lynne. Personne ne m’a encore rien demandé, mais sait-on jamais…  Lynne ressemble à son papa et on m’a déjà demandé plusieurs fois si je l’avais adoptée…

– Le porte bébé : écharpe, sling, manduca, … tout ce que vous voulez (à partir du moment où la position est physiologique !, lire ici). Le porte bébé est vraiment super pour garder les mains libres et avoir bébé bien localisé contre soi. Lynne est tellement habituée à être portée que cela ne pose pas de problème. Enfin, à 17 mois, c’est un peu différent, la durée de portage est limitée car elle veut toujours bouger…Toujours la grande question : sling ou écharpe ? Généralement, je prends les deux. Cette fois-ci, ce sera tonga et Mid-tai. Il faut savoir qu’en passant les contrôles de sécurité, on vous demandera parfois de retirer votre bébé du porte bébé, parfois non. Galère de mettre les affaires sur le tapis, tendre les billets et défaire son écharpe en tenant son bébé… Attention, en cabine, si vous gardez votre bébé en écharpe, quand vous êtes assis, mieux vaut savoir faire un nouage où le noeud n’est pas dans le dos !

La plupart des compagnies vous laisseront embarquer une poussette gracieusement (en soute ou en cabine). Les petites poussettes-canes sont généralement acceptées en cabine sur les longs courriers (on vous les prendra en rentrant dans l’avion pour vous les rendre en sortant). Les poussettes plus grosses sont parfois acceptées jusqu’à l’avion, mais elles sont ensuite mises en soute et vous ne les récupèrerez qu’à votre destination finale. Cetaines compagnies mettent gratuitement à disposition des poussettes pendant les transits.

– Embarquement : bon à savoir, certaines compagnies (United Airline, par exemple) ne font plus passer prioritairement les familles avec enfants… bouh ! pas bien ! Si vous êtes seul(e), allez quand même pleurer un coup auprès des hôtesse de la porte d’embarquement… si on vous prend en pitié, on vous fera passer après la première classe et la classe business… toujours ça de gagné pour s’installer tranquillement

En cabine : Pas toutes les compagnies aériennes proposent une ceinture de sécurité spécial bébé. D’où l’intérêt aussi du porte bébé. La ceinture bébé, quand on vous la donne est très facile à installer. Elle a une boucle qui se glisse à votre propre ceinture de sécurité. Pour les plus petits bébés, vous pouvez réserver un berceau (généralement jusqu’à 75cm et 12 kg). On vous mettra alors sur un rang de devant (avec plein de place, yahoo !) et le berceau sera installé une fois l’avion en vol. Là encore, selon les compagnies, ces berceaux son plus ou moins bien… et pas dit que votre bébé acceptera d’y faire un tour. Cela dit, rien que pour avoir le rang de devant, ça vaut la peine de demander, et si possible côté allée (avec un bébé marcheur, c’est mieux). Pensez à trouver unn moyen de faire délutir votre bébé à l’attérissage et décollage (allaitement, sucette, boisson), ça évite les maux d’oreille (bien que je n’ai jamais expérimenté le problème avec Lynne qui a plutôt tendance à s’endormir dans ces moments là).

Bon à savoir, dans les avions, il y a forcément un des toilettes avec une table de change…micro table… Plus bébé grandit, moins c’est pratique, voire carrément acrobatique ! Si vous savez changer votre bébé debout, c’est le top, ce qui n’est malheureusement pas mon cas !!!

– Prévoir suffisamment de temps en transit. Franchement, je préfère patienter plus longtemps, mais ne pas avoir à courir avec bébé. Surtout seule. Je change toujours Lynne juste avant d’embarquer (plus confort que l’avion), ça prend du temps. Dans les aéroports, vous trouverez toujours des toilettes avec table de change, soit dans des pièces familiales (j’en ai pas vu partout), soit dans les toilettes pour personnes handicapées. Si bébé ne marche pas, et que vous avez une poussette, tant mieux, ça passera dans les toilettes pour personnes handicapées. Sinon, ben bébé dans le porte bébé… ça se fait (d’où l’intérêt de peu de bagages avec soi). Vivement le jour où tous les pays adopteront le siège bébé inclus dans les WC comme au Japon : maman sur les toilettes et bébé juste à côté, glissé dans un siège accroché au mur. Le top !

– Un minimum de sac en cabine. J’ai déjà voyagée chargée comme une mule, à bloc de ce qui était autorisé. Je n’avais pas vraiment le choix, vu les circonstances ; je cumulais le voyage en Chine, le déménagement (on partait directement pour les USA) et le bébé… ! généralement, les compagnies sont assez généreuses avec le surplus bébé. Mais seule, c’est super galère ! Attention de ne pas se laisser trop emporter !

Pour ce prochain voyage, je compte prendre en cabine juste une seule petite valise à 4 roues (et la petite pochette dont je parlais avec les billets et passeport). Dans cette valise à roulette, je mettrai entre autre un sac plus petit sac rempli de ce que je veux impérativement garder avec moi pendant le vol et qui restera à mes pieds pour un accès facile (nourriture et eau, doudous, jouets/livres, changes et rechange). A chaque escale, je rechargerai ce sac pour la nourriture et les changes.

Sachez que lorsque vous entrez aux USA, vous devrez récupérer tous vos bagages enregistrés au premier port d’entrée pour les réenregistrer. Donc même pour les bagages en soute, pensez à faire pratique : mieux vaut une grosse valise (à roulettes, 4 roulettes c’est encore mieux) que 3 ou 4 sacs de taille moyenne. NB : Pour éviter le bazar dans une grosse valise, vous pouvez séparer les affaires dans des gros sacs de congélation transparents (affaire bébé, habits de papa, habits de maman…)

Nourriture : certaines compagnies, comme Emirates (ah ! Emirates !!!) proposent des petits pots de fruits (mais ils ne sont pas terribles et super sucrés), mais c’est rare. Mieux vaut donc prévoir sa propre nourriture si bébé est encore petit et voyage sur vous (et donc qu’il n’a pas de plateau repas prévu). Bon à savoir, il n’y a pas de micro-ondes dans les avions. La seule choses que l’on peut faire, c’est mettre le petit pot dans deux gobelets d’eau ultra chaude et attendre que ça tiédisse. Sinon, sandwichs ou snacks pour les plus grands (tomates cerises, fromage, galettes…) ce jour là, on ne cherche pas franchement à manger sain et bio… on cherche à survivre… Généralement, je commande à l’avance un plateau végétarien car on vous sert en premier… ça vous permet de vous débarasser de votre repas plus vite et vous installer (enfin, si on veut bien vous récupérer le plateau vide rapidement). On pourra vous fournir du lait à bord (utilisé généralement pour agrémenter thé ou café, alors pas de lait entier, mais bon, c’est toujours ça…). Pensez à faire oire bébé souvent, on se deshydrate plus vite en avion.

Vous êtes autorisés à embarquer nourriture et boisson (eau / lait) pour vos enfants. Quand vous passez les contrôles de sécurité, signalez-le. Selon les aéroports et les pays, on vous demandera de tout sortir, ou pas, de boire devant les agents de sécurité ou pas…. j’ai eu droit à tous les cas. Quand vous entrez aux USA si un agent de douane vous demande si vous avez quelque chose à déclarer, pensez à signaler que vous avez de la nourriture bébé. Un agent pensait me coincer, mais heureusement, j’allaitais et donc je n’avais vraiment rien. Il m’est aussi arrivé aux USA d’être bloquée à un contrôle de sécurité où le biberon de lait bio de Lynne avait déclanché une alarme… Le biberon a dû passer une batterie de tests avant qu’on nous laisse enfin partir.. c’était un peu flippant ! et là je me dis, mais punaise, qu’est-ce qu’ils mettent dans leur lait bio ?

Pensez à prendre des surplus de couches et de nourriture, au cas où vous resteriez coincés dans un aéroport. Aux USA et en Chine, par exemple, les retards sont fréquents… et parfois longs. Bizarrement, je n’ai jamais vu de vente de couches et rarement des petits pots (il faut que l’aéroport soit suffisamment grand et qu’on y trouve une supérette). C’est un soulagement quand bébé commence à manger comme vous…

Passer le temps. Plus votre bébé est grand, moins il dort et plus c’est sport pour l’occuper. S’il est assez grand vous pouvez lui préparer des busy bags (activités prêtes à l’emploi mises dans des petits sacs et distribuées au fur et à mesure du voyage : matériel de dessin, des jeux à monter, poupées de papier…). On trouve plein d’idées sur pinterest. De la marche à 20 mois, je dirais que c’est sans doute un peu rude, une fois qu’on a fait le tour des magasins dans l’aéroport, et qu’on a arpenté l’avion 3 fois… pfff ! Quand vos voisins ou les hôtesses sont chouettes c’est le soulagement ! j’ai eu un jour un stewart envoyé du ciel (hi!hi!), qui s’est occupé de Lynne comme un chef ! Lynne est super curieuse et n’arrête pas de bouger… galère… Il faut dire que passée l’exitation de la nouveauté, ce n’est pas très marrant pour eux… Les jouets et livres sont à donner au compte goutte, les uns après les autres pour garder un peu la surprise du « nouveau ». Si vous n’avez pas de problème de position pour/contre écrans pour les tout-petits, vous pouvez avoir recours aux tablettes numériques. Malheureusement, quand vous avez des principes débiles comme les miens, ben vous galérez plus….

Vous pouvez lire mon article : occuper bébé en voyage pour plus d’idées

Jet-lag. Une fois arrivé, on y coupe pas, tout le monde sera victime du décalage horaire (si non, estimez-vous très très chanceux !). Je n’ai pas de truc particulier… généralement, chez un enfant, ça dure de 3 jours à une semaine… réveils nocturnes et pas envie de se rendormir pendant plusieurs heures… et les journées à assurer derrière… On fait comme on peu… d’autres blogs traitent le sujet. J’avoue ne pas être encore au point là-dessus et je n’ai pas de stratégie particulière…j’essaierai de mieux analyser notre arrivée en France pour faire un billet sur le sujet.

Voilà. N’hésitez pas à me poser des questions où partager votre expérience dans les commentaires. Dans ces moments, toute aide et conseil avisé est bon à prendre !

Bon voyage !!!

Porter son bébé

Sensible au maternage proximal, j’ai énormément porté Lynne. J’adore. J’avais repéré le concept dans une boutique Artisans du Monde il y a 20 ans (ouh là…, déjà !) et c’était évident pour moi que je porterai mon bébé comme ça. J’ai juste croisé les doigts pour que le poids de Lynne soit plutôt plume que plomb (rassurez-vous, je ne l’ai pas affamée pour autant..).

Porter son bébé, c’est juste génial. Le passage de « dans » le ventre, à « sur » le ventre me semble être une transition plus douce et les bienfaits du portage sont multiples, à la fois pour la maman et pour le bébé : proximité, apaisement du bébé, facilité de déplacement (surtout en ville ou au contraire en pleine nature), liberté des mains du porteur… pour avoir pris l’avion de multiples fois avec Lynne, je vous assure que je préfère de loin le portage à la poussette…

Reste à respecter la physiologie du bébé. Les porte-bébés (style le classique baby bjorn) où les jambes pendouillent dans le vide sont à proscire, de même qu’une mauvaise position dans une écharpe. 1 /Ils peuvent entraîner des dysplasies de la hanche (l’os du fémur se déboîte de la hanche – voir cet article très intéressant). J’avais lu d’ailleurs qu’en Afrique et Asie, où la poussette est de plus en plus utilisée, la dysplasie, presque inconnue jusqu’alors, commence à apparaître. 2/ l’appui sur les parties génitales, n’est vraiment pas top, surtout pour les petits garçons. 3 /La colonne vertébrale d’un nourisson est naturellement courbe. Une position verticale du bébé ne respecte pas la physiologie du nouveau né, qui ne peut pas supporter en outre son propre poids…

… Et comme un bon dessin vaut mieux qu’un long discours…

A gauche : pas bien                         A droite : bien

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Pendant ma grossesse, j’ai fait des ateliers de portage avec l’association Hominaissance. Passer du poupon des ateliers à un minuscule bébé, c’est quand même différent … Au début, Lynne qui devait sentir mon hésitation et ma maladresse n’était pas super coopérative…  [Mea culpa, j’ai quand même utilisé un baby bjorn qu’on m’avait prêté car Lynne était très demandeuse de contact et son papa était de l’autre côté de l’océan. Ca m’a sauvée, mais connaissant la position physiologique du nouveau-né, je culpabilisais un peu, mais une séance chez l’ostéo m’a rassurée quant aux hanches de Lynne]. J’ai commencé à réellement porter Lynne en écharpe quand elle avait 1 mois et demi. J’ai potassé le très bon blog : papotage autour du portage, regardé des vidéos sur internet (généralement, les vendeurs d’écharpes font des vidéos de démonstration. J’aime beaucoup celles de Ling Ling d’amour) et sourtout pratiqué. Et petit à petit, c’est devenu de plus en plus facile…et un vrai plaisir pour Lynne et pour moi.  Voyageant beaucoup, le portage m’a été indispensable.

Je me suis fiée à ma cop Delphine pour acquérir ma premère écharpe, une Ling Ling d’amour. Mon écharpe, je l’adore, Lynne aussi. Qu’est-ce qu’elle y a dormi dans cette écharpe ! Je l’ai trainée partout. Rien a redire sur la qualité du tissu en coton bio, sergé croisé (je préfère nettement le tissu rigide au stetch). Pour le repérage, une petite étiquette marque le centre et les deux bordures ont un fil d’ourlet de couleur différente. Belle couleur prune. J’ai un faible pour la marque : à taille humaine, écologique et éthique… Elodie, la conceptrice, vit en Chine (alors, forcément…) et a testé ses produits sur ses propres enfants. J’ai testé différents nouages, mais finalement, je reviens toujours à mon préféré, l’enveloppé croisé. Le problème, c’est que le noeud se trouve dans le dos… pas très pratique avec un manteau l’hiver.

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D’ailleurs, en parlant d’hiver, voilà mes petits aménagements de manteau pour porter Lynne contre moi (elle est née en décembre 2013, alors elle était toute petite l’hiver dernier) : Un pan double de tissu polaire découpé dans un plaid. J’ai percé des boutonnières, doublé le tissu. Et voilà ! C’était simple avec mon manteau pourvu de rangées de boutons des deux côtés. Mais on peut mettre une fermeture éclair à la place, que l’on zippera avec la fermeture éclair de son propre manteau, le cas échéant. Quand même moins cher qu’acheter un manteau de portage (qui sont très beaux et pratiques au demeurant..). Bien sûr, il faut vérifier en permanence que le nez de bébé est dégagé (pas d’écharpe pour la maman, je portais des sous pulls de coton près du corps, avec cols roulés, et j’avais toujours dans mon sac un petit miroir qui me permettais de vérifier souvent le visage de Lynne).

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Histoire de varier les plaisirs, j’ai complété l’utilisation de l’écharpe par un sling. J’ai tenté la maque Je Porte Mon Bébé. J’ai été déçue par le rendu de la couleur (que je n’avais pas perçue comme ça sur le site internet), mais j’aime bien le côté réversible. J’avoue personnellement ne pas être fan du tissu élastique. Je trouve que ça glisse et qu’il faut souvent réajuster le serrage. J’ai utilisé le sling pour les portages courts (le poids n’est porté que par une seule épaule) et nécessitant des mises en places rapides, notamment lors de mes déplacements (contrôles de sécuité dans les aeroports – certains vous laisse passer avec bébé dans l’écharpe, d’autres pas…., et pas de noeud gênant une fois assise dans l’avion).

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Le tonga (de la marque du même nom), une sorte de sling (portage de côté, sur une épaule) en filet « de course »… Il faut que le bébé soit capable de s’accrocher seul. J’avais prévu le tonga arc-en-ciel pour l’été avec son côté aéré, et j’y voyais la possibilité de l’utiliser dans l’eau pour les baignades. Je l’ai très peu utilisé finalement l’année dernière. Je trouve le système assez peu sécurisé et donc assez peu sécurisant. Je pense que je serai beaucoup plus à l’aise pour l’utiliser cette année, avec une Lynne plus âgée. En fait, le tonga prend les cuisses et le bas du dos du bébé. Il ne s’agit que d’un portage ponctuel, le tisu ne se déploie pas sur l’épaule du porteur (le poids est donc très localisé), ce qui fini par être incommodant). Mais l’avantage, c’est qu’il peut aussi se glisser dans un sac facilement et servir en appoint lorsque l’enfant ne veut plus marcher. (Lire ce très bon article ici).

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Le podéagi (merci Anaïs pour le nom !), que j’ai acheté en Chine l’automne dernier. Ce n’est pas un Mei-Tei, il n’y a que deux lanières. Je l’aime beaucoup. Il est super confortable, très léger (donc facile à mettre dans un sac à main) et « exotique » (faut aimer le côté bien vif de la déco chinoise). Mais le tissu est super fin et on peut commencer à voir des « étirements » du tissu … je pense qu’il n’est pas fait pour les grands bébés ou tout simplement la qualité n’est pas super (:/)…

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Je reviens à mes premières amours. Je viens de commender chez Ling Ling d’Amour, leur porte-bébé Mid-taï, couleur pêche, qui peut servir jusqu’à 15 kg (soit environ jusqu’à 3 ans). Le Mid-taï remplace leur Meï-taï en ajoutant des options d’ajustage pour le rendre évolutif.  Les pans supérieurs répartissent bien le poids du bébé sur les épaules (fil d’ourlet de couleur différente pour le répérage, comme pour l’écharpe). Plus pratique que l’écharpe car les deux lanières inférieures peuvent rester en place sur le porteur si l’on doit sortir le bébé. Et plus facile pour les portages dans le dos : le tablier est moins acrobatique à mettre en place que l’écharpe (je le fais très facilement toute seule). Et maintenant que Lynne est plus lourde, et qu’elle est complètement active dans la mise en place, le portage dans le dos est plutôt agréable, pour moi, mais aussi pour elle car elle peut mieux profiter du paysage.

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Je crois que je vais craquer pour le très joli sling en tissage sergé croisé, couleur mint de Ling Ling d’Amour car décidément, le tissu stretch ne me convient pas (et puis il est si joli ce sling…) … Notre aventure portage continue….

Post criptum : Ben, oui… j’ai craqué… Il est trop agréable ce sling. Un vrai bonheur. Léger et aéré, parfait pour l’été. Je n’aurais pascru que ce soit aussi confortable !

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Un peu de gym

 Nous sommes actuellement en Californie. En attendant les belles photos ensoleillées de Los Angeles, voici quelques images du chouette anniversaire de Veer, auquel nous étions invités la semaine dernière. Gymboree, le lieu, propose des installations de gym pour les tout-petits.Lynne s’en est donné à coeur joie à crapahuter, grimper, (presque sauter… on n’y est pas encore, mais l’envie est là), courir, glisser, danser… elle était cuite ! Le retour en voiture, sous un épais manteau de neige, était plus que silencieux…

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En cuisine : laissez moi faire toute seule !

Au début, je commençais à « ouvrir » et tirer un peu de peau de mandarine et Lynne faisait le reste. Maintenant, il n’est plus question de l’aider. Même pour le démarrage, un coup de dents (je ne sais pas comment elle a trouvé ça, je ne le fais jamais) et roulez jeunesse…

Qu’est-ce qu’elle est contente d’elle ! Un petit pas de plus vers l’autonomie…

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Hercule Poireau à l’artichaut

Hercule Poireau parle toujours du travail de ses petites cellules grises… Celles de Lynne ce matin ont fonctionné à plein régime quand je lui ai donné un artichaut histoire de l’occuper pendant que je préparais quelque chose à la cuisine…

Elle a observé attentivement son artichaut et elle est partie de la cuisine avec. Son visage était tellement concentré, on y lisait une telle réflexion que je l’ai suivie… Elle est allée droit vers son étagère de livres, a pris sans hésiter son imagier des légumes et a commencé à chercher page après page… Il se passait quelque chose, c’était flagrant, des connections se mettaient en place…

Sans jamais avoir vu de vrai artichaut avant, sans que je ne lui montre rien, sans avoir jamais encore fait d’activité de rapprochement objet/image, elle a retenu les images de son livre et a fait d’elle même le lien avec le légume réel.

C’est fabuleux d’assister à ça ! La construction des petites cellules grises !

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