Voyager avec un bébé

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Quand je suis tombée enceinte de Lynne, je vivais en France et son papa vivait aux USA. Nous avons décidé que Lynne naîtrait en France. Elle a attendu pile poil son papa pour arriver le 6 décembre 2013. Lynne a deux nationalités, française et américaine (la Chine, malheureusement refuse les nationalités multiples), mais pour rejoindre son papa, il m’a fallu obtenir un visa. Pendant la longue procédure (lire articles ici,  et encore ), nous nous sommes beaucoup déplacées toutes les deux, pour de courtes, moyennes et très très longues distances. Nous avons donc eu moultes occasions de pratiquer voiture, bus, train et avion (d’où « chroniques d’une globe-téteuse »!). J’étais déjà habituée aux voyages longues distances, mais avec un bébé, c’est différent… J’ai majoritairement voyagé seule avec Lynne, et je commence à être rodée. Toutefois, plus elle grandit (17 mois, maintenant), plus ça devient sportif !

Lynne a pris l’avion la première fois lorsqu’elle avait 3 mois, pour aller aux USA (techniquement, elle a commencé ses aller-retours France/USA à 3 jours de conception, puis à 1 mois et demi de gestation). Nous sommes rentrées en France quand elle avait 6 mois. Puis nous sommes parties en Chine quand elle avait 10 mois pour rencontrer ses grands-parents, et de là, nous avons continué (en famille cette fois) encore plus à l’est (oui, ça fait bizarre, mais c’est bien vers l’est depuis la Chine) vers le Missouri. Nous avons repris l’avion (en famille) pour un séjour à Los Angeles (ici, et ) lorsque Lynne avait 15 mois. Sans surprise, le voyage le plus facile a été le premier : un bébé exclusivement allaité et content d’être lové sur sa mère dans une écharpe… forcément, ça aide…

Alors, à la veille d’aller passer cet été en France, je me suis dit que partager notre expérience de maman nomade et de bébé globe-têteuse, pourrait peut-être utile à d’autres…Voici donc mes astuces de survie :

Pour mémoire, selon les compagnies, bébé ne paira pas sa place s’il n’a pas de siège jusqu’à 2 ou 3 ans. Mais il faudra vous acquitter tout de même d’une participation (plus ou moins importante) aux taxes d’aéroport et autres frais.

– Une bonne organisation est essentielle. Je suis une adepte de chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. Ca permet d’atteindre très rapidement tout ce dont on a besoin (documents, doudou, sucette…). Malgré les contrôles de sécurité, et les multiples manipulations, je m’applique à remettre scrupuleusement tout à sa place pour éviter les paniques de dernière minute. L’idéal, c’est d’avoir une petite pochette suspendue autour du coup (pas super stylé, mais pratique), avec les documents de base qu’on va sortir 10 fois pendant le trajet (passeports, billets, carte bleue, monnaie pour les fringales…).

Paperasse : Lynne porte nos deux noms de famille mais sur mon passeport ne figure que mon nom de jeune fille, alors pour éviter tout problème quand nous voyageons seules, je prends avec moi le livret de famille et une lettre signée de son papa m’autorisant à voyager seule avec Lynne. Personne ne m’a encore rien demandé, mais sait-on jamais…  Lynne ressemble à son papa et on m’a déjà demandé plusieurs fois si je l’avais adoptée…

– Le porte bébé : écharpe, sling, manduca, … tout ce que vous voulez (à partir du moment où la position est physiologique !, lire ici). Le porte bébé est vraiment super pour garder les mains libres et avoir bébé bien localisé contre soi. Lynne est tellement habituée à être portée que cela ne pose pas de problème. Enfin, à 17 mois, c’est un peu différent, la durée de portage est limitée car elle veut toujours bouger…Toujours la grande question : sling ou écharpe ? Généralement, je prends les deux. Cette fois-ci, ce sera tonga et Mid-tai. Il faut savoir qu’en passant les contrôles de sécurité, on vous demandera parfois de retirer votre bébé du porte bébé, parfois non. Galère de mettre les affaires sur le tapis, tendre les billets et défaire son écharpe en tenant son bébé… Attention, en cabine, si vous gardez votre bébé en écharpe, quand vous êtes assis, mieux vaut savoir faire un nouage où le noeud n’est pas dans le dos !

La plupart des compagnies vous laisseront embarquer une poussette gracieusement (en soute ou en cabine). Les petites poussettes-canes sont généralement acceptées en cabine sur les longs courriers (on vous les prendra en rentrant dans l’avion pour vous les rendre en sortant). Les poussettes plus grosses sont parfois acceptées jusqu’à l’avion, mais elles sont ensuite mises en soute et vous ne les récupèrerez qu’à votre destination finale. Cetaines compagnies mettent gratuitement à disposition des poussettes pendant les transits.

– Embarquement : bon à savoir, certaines compagnies (United Airline, par exemple) ne font plus passer prioritairement les familles avec enfants… bouh ! pas bien ! Si vous êtes seul(e), allez quand même pleurer un coup auprès des hôtesse de la porte d’embarquement… si on vous prend en pitié, on vous fera passer après la première classe et la classe business… toujours ça de gagné pour s’installer tranquillement

En cabine : Pas toutes les compagnies aériennes proposent une ceinture de sécurité spécial bébé. D’où l’intérêt aussi du porte bébé. La ceinture bébé, quand on vous la donne est très facile à installer. Elle a une boucle qui se glisse à votre propre ceinture de sécurité. Pour les plus petits bébés, vous pouvez réserver un berceau (généralement jusqu’à 75cm et 12 kg). On vous mettra alors sur un rang de devant (avec plein de place, yahoo !) et le berceau sera installé une fois l’avion en vol. Là encore, selon les compagnies, ces berceaux son plus ou moins bien… et pas dit que votre bébé acceptera d’y faire un tour. Cela dit, rien que pour avoir le rang de devant, ça vaut la peine de demander, et si possible côté allée (avec un bébé marcheur, c’est mieux). Pensez à trouver unn moyen de faire délutir votre bébé à l’attérissage et décollage (allaitement, sucette, boisson), ça évite les maux d’oreille (bien que je n’ai jamais expérimenté le problème avec Lynne qui a plutôt tendance à s’endormir dans ces moments là).

Bon à savoir, dans les avions, il y a forcément un des toilettes avec une table de change…micro table… Plus bébé grandit, moins c’est pratique, voire carrément acrobatique ! Si vous savez changer votre bébé debout, c’est le top, ce qui n’est malheureusement pas mon cas !!!

– Prévoir suffisamment de temps en transit. Franchement, je préfère patienter plus longtemps, mais ne pas avoir à courir avec bébé. Surtout seule. Je change toujours Lynne juste avant d’embarquer (plus confort que l’avion), ça prend du temps. Dans les aéroports, vous trouverez toujours des toilettes avec table de change, soit dans des pièces familiales (j’en ai pas vu partout), soit dans les toilettes pour personnes handicapées. Si bébé ne marche pas, et que vous avez une poussette, tant mieux, ça passera dans les toilettes pour personnes handicapées. Sinon, ben bébé dans le porte bébé… ça se fait (d’où l’intérêt de peu de bagages avec soi). Vivement le jour où tous les pays adopteront le siège bébé inclus dans les WC comme au Japon : maman sur les toilettes et bébé juste à côté, glissé dans un siège accroché au mur. Le top !

– Un minimum de sac en cabine. J’ai déjà voyagée chargée comme une mule, à bloc de ce qui était autorisé. Je n’avais pas vraiment le choix, vu les circonstances ; je cumulais le voyage en Chine, le déménagement (on partait directement pour les USA) et le bébé… ! généralement, les compagnies sont assez généreuses avec le surplus bébé. Mais seule, c’est super galère ! Attention de ne pas se laisser trop emporter !

Pour ce prochain voyage, je compte prendre en cabine juste une seule petite valise à 4 roues (et la petite pochette dont je parlais avec les billets et passeport). Dans cette valise à roulette, je mettrai entre autre un sac plus petit sac rempli de ce que je veux impérativement garder avec moi pendant le vol et qui restera à mes pieds pour un accès facile (nourriture et eau, doudous, jouets/livres, changes et rechange). A chaque escale, je rechargerai ce sac pour la nourriture et les changes.

Sachez que lorsque vous entrez aux USA, vous devrez récupérer tous vos bagages enregistrés au premier port d’entrée pour les réenregistrer. Donc même pour les bagages en soute, pensez à faire pratique : mieux vaut une grosse valise (à roulettes, 4 roulettes c’est encore mieux) que 3 ou 4 sacs de taille moyenne. NB : Pour éviter le bazar dans une grosse valise, vous pouvez séparer les affaires dans des gros sacs de congélation transparents (affaire bébé, habits de papa, habits de maman…)

Nourriture : certaines compagnies, comme Emirates (ah ! Emirates !!!) proposent des petits pots de fruits (mais ils ne sont pas terribles et super sucrés), mais c’est rare. Mieux vaut donc prévoir sa propre nourriture si bébé est encore petit et voyage sur vous (et donc qu’il n’a pas de plateau repas prévu). Bon à savoir, il n’y a pas de micro-ondes dans les avions. La seule choses que l’on peut faire, c’est mettre le petit pot dans deux gobelets d’eau ultra chaude et attendre que ça tiédisse. Sinon, sandwichs ou snacks pour les plus grands (tomates cerises, fromage, galettes…) ce jour là, on ne cherche pas franchement à manger sain et bio… on cherche à survivre… Généralement, je commande à l’avance un plateau végétarien car on vous sert en premier… ça vous permet de vous débarasser de votre repas plus vite et vous installer (enfin, si on veut bien vous récupérer le plateau vide rapidement). On pourra vous fournir du lait à bord (utilisé généralement pour agrémenter thé ou café, alors pas de lait entier, mais bon, c’est toujours ça…). Pensez à faire oire bébé souvent, on se deshydrate plus vite en avion.

Vous êtes autorisés à embarquer nourriture et boisson (eau / lait) pour vos enfants. Quand vous passez les contrôles de sécurité, signalez-le. Selon les aéroports et les pays, on vous demandera de tout sortir, ou pas, de boire devant les agents de sécurité ou pas…. j’ai eu droit à tous les cas. Quand vous entrez aux USA si un agent de douane vous demande si vous avez quelque chose à déclarer, pensez à signaler que vous avez de la nourriture bébé. Un agent pensait me coincer, mais heureusement, j’allaitais et donc je n’avais vraiment rien. Il m’est aussi arrivé aux USA d’être bloquée à un contrôle de sécurité où le biberon de lait bio de Lynne avait déclanché une alarme… Le biberon a dû passer une batterie de tests avant qu’on nous laisse enfin partir.. c’était un peu flippant ! et là je me dis, mais punaise, qu’est-ce qu’ils mettent dans leur lait bio ?

Pensez à prendre des surplus de couches et de nourriture, au cas où vous resteriez coincés dans un aéroport. Aux USA et en Chine, par exemple, les retards sont fréquents… et parfois longs. Bizarrement, je n’ai jamais vu de vente de couches et rarement des petits pots (il faut que l’aéroport soit suffisamment grand et qu’on y trouve une supérette). C’est un soulagement quand bébé commence à manger comme vous…

Passer le temps. Plus votre bébé est grand, moins il dort et plus c’est sport pour l’occuper. S’il est assez grand vous pouvez lui préparer des busy bags (activités prêtes à l’emploi mises dans des petits sacs et distribuées au fur et à mesure du voyage : matériel de dessin, des jeux à monter, poupées de papier…). On trouve plein d’idées sur pinterest. De la marche à 20 mois, je dirais que c’est sans doute un peu rude, une fois qu’on a fait le tour des magasins dans l’aéroport, et qu’on a arpenté l’avion 3 fois… pfff ! Quand vos voisins ou les hôtesses sont chouettes c’est le soulagement ! j’ai eu un jour un stewart envoyé du ciel (hi!hi!), qui s’est occupé de Lynne comme un chef ! Lynne est super curieuse et n’arrête pas de bouger… galère… Il faut dire que passée l’exitation de la nouveauté, ce n’est pas très marrant pour eux… Les jouets et livres sont à donner au compte goutte, les uns après les autres pour garder un peu la surprise du « nouveau ». Si vous n’avez pas de problème de position pour/contre écrans pour les tout-petits, vous pouvez avoir recours aux tablettes numériques. Malheureusement, quand vous avez des principes débiles comme les miens, ben vous galérez plus….

Vous pouvez lire mon article : occuper bébé en voyage pour plus d’idées

Jet-lag. Une fois arrivé, on y coupe pas, tout le monde sera victime du décalage horaire (si non, estimez-vous très très chanceux !). Je n’ai pas de truc particulier… généralement, chez un enfant, ça dure de 3 jours à une semaine… réveils nocturnes et pas envie de se rendormir pendant plusieurs heures… et les journées à assurer derrière… On fait comme on peu… d’autres blogs traitent le sujet. J’avoue ne pas être encore au point là-dessus et je n’ai pas de stratégie particulière…j’essaierai de mieux analyser notre arrivée en France pour faire un billet sur le sujet.

Voilà. N’hésitez pas à me poser des questions où partager votre expérience dans les commentaires. Dans ces moments, toute aide et conseil avisé est bon à prendre !

Bon voyage !!!

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Porter son bébé

Sensible au maternage proximal, j’ai énormément porté Lynne. J’adore. J’avais repéré le concept dans une boutique Artisans du Monde il y a 20 ans (ouh là…, déjà !) et c’était évident pour moi que je porterai mon bébé comme ça. J’ai juste croisé les doigts pour que le poids de Lynne soit plutôt plume que plomb (rassurez-vous, je ne l’ai pas affamée pour autant..).

Porter son bébé, c’est juste génial. Le passage de « dans » le ventre, à « sur » le ventre me semble être une transition plus douce et les bienfaits du portage sont multiples, à la fois pour la maman et pour le bébé : proximité, apaisement du bébé, facilité de déplacement (surtout en ville ou au contraire en pleine nature), liberté des mains du porteur… pour avoir pris l’avion de multiples fois avec Lynne, je vous assure que je préfère de loin le portage à la poussette…

Reste à respecter la physiologie du bébé. Les porte-bébés (style le classique baby bjorn) où les jambes pendouillent dans le vide sont à proscire, de même qu’une mauvaise position dans une écharpe. 1 /Ils peuvent entraîner des dysplasies de la hanche (l’os du fémur se déboîte de la hanche – voir cet article très intéressant). J’avais lu d’ailleurs qu’en Afrique et Asie, où la poussette est de plus en plus utilisée, la dysplasie, presque inconnue jusqu’alors, commence à apparaître. 2/ l’appui sur les parties génitales, n’est vraiment pas top, surtout pour les petits garçons. 3 /La colonne vertébrale d’un nourisson est naturellement courbe. Une position verticale du bébé ne respecte pas la physiologie du nouveau né, qui ne peut pas supporter en outre son propre poids…

… Et comme un bon dessin vaut mieux qu’un long discours…

A gauche : pas bien                         A droite : bien

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Pendant ma grossesse, j’ai fait des ateliers de portage avec l’association Hominaissance. Passer du poupon des ateliers à un minuscule bébé, c’est quand même différent … Au début, Lynne qui devait sentir mon hésitation et ma maladresse n’était pas super coopérative…  [Mea culpa, j’ai quand même utilisé un baby bjorn qu’on m’avait prêté car Lynne était très demandeuse de contact et son papa était de l’autre côté de l’océan. Ca m’a sauvée, mais connaissant la position physiologique du nouveau-né, je culpabilisais un peu, mais une séance chez l’ostéo m’a rassurée quant aux hanches de Lynne]. J’ai commencé à réellement porter Lynne en écharpe quand elle avait 1 mois et demi. J’ai potassé le très bon blog : papotage autour du portage, regardé des vidéos sur internet (généralement, les vendeurs d’écharpes font des vidéos de démonstration. J’aime beaucoup celles de Ling Ling d’amour) et sourtout pratiqué. Et petit à petit, c’est devenu de plus en plus facile…et un vrai plaisir pour Lynne et pour moi.  Voyageant beaucoup, le portage m’a été indispensable.

Je me suis fiée à ma cop Delphine pour acquérir ma premère écharpe, une Ling Ling d’amour. Mon écharpe, je l’adore, Lynne aussi. Qu’est-ce qu’elle y a dormi dans cette écharpe ! Je l’ai trainée partout. Rien a redire sur la qualité du tissu en coton bio, sergé croisé (je préfère nettement le tissu rigide au stetch). Pour le repérage, une petite étiquette marque le centre et les deux bordures ont un fil d’ourlet de couleur différente. Belle couleur prune. J’ai un faible pour la marque : à taille humaine, écologique et éthique… Elodie, la conceptrice, vit en Chine (alors, forcément…) et a testé ses produits sur ses propres enfants. J’ai testé différents nouages, mais finalement, je reviens toujours à mon préféré, l’enveloppé croisé. Le problème, c’est que le noeud se trouve dans le dos… pas très pratique avec un manteau l’hiver.

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D’ailleurs, en parlant d’hiver, voilà mes petits aménagements de manteau pour porter Lynne contre moi (elle est née en décembre 2013, alors elle était toute petite l’hiver dernier) : Un pan double de tissu polaire découpé dans un plaid. J’ai percé des boutonnières, doublé le tissu. Et voilà ! C’était simple avec mon manteau pourvu de rangées de boutons des deux côtés. Mais on peut mettre une fermeture éclair à la place, que l’on zippera avec la fermeture éclair de son propre manteau, le cas échéant. Quand même moins cher qu’acheter un manteau de portage (qui sont très beaux et pratiques au demeurant..). Bien sûr, il faut vérifier en permanence que le nez de bébé est dégagé (pas d’écharpe pour la maman, je portais des sous pulls de coton près du corps, avec cols roulés, et j’avais toujours dans mon sac un petit miroir qui me permettais de vérifier souvent le visage de Lynne).

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Histoire de varier les plaisirs, j’ai complété l’utilisation de l’écharpe par un sling. J’ai tenté la maque Je Porte Mon Bébé. J’ai été déçue par le rendu de la couleur (que je n’avais pas perçue comme ça sur le site internet), mais j’aime bien le côté réversible. J’avoue personnellement ne pas être fan du tissu élastique. Je trouve que ça glisse et qu’il faut souvent réajuster le serrage. J’ai utilisé le sling pour les portages courts (le poids n’est porté que par une seule épaule) et nécessitant des mises en places rapides, notamment lors de mes déplacements (contrôles de sécuité dans les aeroports – certains vous laisse passer avec bébé dans l’écharpe, d’autres pas…., et pas de noeud gênant une fois assise dans l’avion).

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Le tonga (de la marque du même nom), une sorte de sling (portage de côté, sur une épaule) en filet « de course »… Il faut que le bébé soit capable de s’accrocher seul. J’avais prévu le tonga arc-en-ciel pour l’été avec son côté aéré, et j’y voyais la possibilité de l’utiliser dans l’eau pour les baignades. Je l’ai très peu utilisé finalement l’année dernière. Je trouve le système assez peu sécurisé et donc assez peu sécurisant. Je pense que je serai beaucoup plus à l’aise pour l’utiliser cette année, avec une Lynne plus âgée. En fait, le tonga prend les cuisses et le bas du dos du bébé. Il ne s’agit que d’un portage ponctuel, le tisu ne se déploie pas sur l’épaule du porteur (le poids est donc très localisé), ce qui fini par être incommodant). Mais l’avantage, c’est qu’il peut aussi se glisser dans un sac facilement et servir en appoint lorsque l’enfant ne veut plus marcher. (Lire ce très bon article ici).

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Le podéagi (merci Anaïs pour le nom !), que j’ai acheté en Chine l’automne dernier. Ce n’est pas un Mei-Tei, il n’y a que deux lanières. Je l’aime beaucoup. Il est super confortable, très léger (donc facile à mettre dans un sac à main) et « exotique » (faut aimer le côté bien vif de la déco chinoise). Mais le tissu est super fin et on peut commencer à voir des « étirements » du tissu … je pense qu’il n’est pas fait pour les grands bébés ou tout simplement la qualité n’est pas super (:/)…

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Je reviens à mes premières amours. Je viens de commender chez Ling Ling d’Amour, leur porte-bébé Mid-taï, couleur pêche, qui peut servir jusqu’à 15 kg (soit environ jusqu’à 3 ans). Le Mid-taï remplace leur Meï-taï en ajoutant des options d’ajustage pour le rendre évolutif.  Les pans supérieurs répartissent bien le poids du bébé sur les épaules (fil d’ourlet de couleur différente pour le répérage, comme pour l’écharpe). Plus pratique que l’écharpe car les deux lanières inférieures peuvent rester en place sur le porteur si l’on doit sortir le bébé. Et plus facile pour les portages dans le dos : le tablier est moins acrobatique à mettre en place que l’écharpe (je le fais très facilement toute seule). Et maintenant que Lynne est plus lourde, et qu’elle est complètement active dans la mise en place, le portage dans le dos est plutôt agréable, pour moi, mais aussi pour elle car elle peut mieux profiter du paysage.

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Je crois que je vais craquer pour le très joli sling en tissage sergé croisé, couleur mint de Ling Ling d’Amour car décidément, le tissu stretch ne me convient pas (et puis il est si joli ce sling…) … Notre aventure portage continue….

Post criptum : Ben, oui… j’ai craqué… Il est trop agréable ce sling. Un vrai bonheur. Léger et aéré, parfait pour l’été. Je n’aurais pascru que ce soit aussi confortable !

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Le jour de la dinde, part 1

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Bientôt Thanksgiving. La dinde devient un sujet de conversation important, ici.

Il n’y a pas de frénésie commerciale comme pour Halloween ou Noël… c’est plus… alimentaire (et bien sûr plein de bons sentiments, puisqu’il s’agit du jour des remerciements, rendre grâce).

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Après tout, tant qu’à y être, autant célébrer toutes les fêtes américaines, françaises et chinoises du calendrier ! Alors en attendant de pouvoir partager mon repas de Thanksgiving avec vous, jeudi prochain, voilà déjà une petite minute culturelle.

A l’origine, fête chrétienne, les grâces étaient rendues pour remercier dieu des récoltes. C’est pour cela que la célébration a lieu en automne, après les moissons. C’est Abraham Lincoln qui a en fait une fête nationale en 1863, célébrée tous les 4e jeudis de Novembre.

Avec Thanksgiving commence l’ambiance de fête qui culmine à Noël et s’achève avec Nouvel an (après, c’est la période de dépression hivernale …).

En 1620, un groupe de colons anglais (les pères pèlerins), fraichement débarqués sur le nouveau continent, dans le Massachussetts, connurent des débuts très très difficiles et une bonne partie d’entre eux passèrent l’arme à gauche. Les autres purent survivre grâce à une tribu indienne du coin qui leur offrit de la nourriture et leur apprit à chasser, pêcher et cultiver le maïs.

La première récolte, l’année d’après, fut l’occasion pour les colons de remercier les indiens par un gros repas. Finalement, comme chez nous, les gaulois, l’histoire se termine par un festin ! En guise de sanglier, des dindes sauvages furent passées à la broche.

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La dinde est donc la pièce majeure du repas. Thanksgiving se nomme aussi le jour de la dinde, pour les plus laïcs et pragmatiques. Le volatile s’accompagne traditionnellement d’une sauce aux canneberges, de patates, patates douces, maïs et gâteau de courge.

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Pour se mettre dans l’ambiance, Lynne a réalisé sa propre dinde avec sa main et son pied !

Elle a été très coopérative, je ne pensais pas qu’elle serait aussi calme ! Je m’attendais à avoir de la peinture partout, mais les dégâts se sont limités à mon t-shirt blanc. Aussi, quelle idée, me direz-vous… Ben oui, mais la pluie d’aujourd’hui a décidé de notre activité matinale.

La main pour la queue, le pied pour le corps et les orteils pour les pattes. J’ai collé des yeux, un bec et le glou (le truc rouge qui pend sous le bec, oui, ça s’appelle apparemment le glou…). Et voilà ! Tada !

Froides journées

La température se radoucit un peu. Il fait 33° Fahrenheit aujourd’hui, ce qui correspond à 1° Celcius, et j’ai presque l’impression d’être au printemps ! Lors des balades, Lynne est quand même bien emmitouflée dans sa charriotte. Elle ressemble à un gros ver !

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Comme on ne peut pas passer beaucoup de temps à l’extérieur, il faut trouver de quoi nous occuper à l’intérieur. Un petit florilège de nos journées

Jouer avec la neige à l’intérieur                           Tout sortir des armoires à linge

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Jouer avec de la pâte à modeler                                      ou des pompons colorés

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Aller à la bibliothèque                                                           Et lire

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Nous revoilà , à présent, dans le quartier de l’Angel Hôtel. Assez central, nous avons l’habitude d’y séjourner. Juste derrière, il y a une rue entière de maisons de thé, avec des térrasses, où les gens se prélassent, discutent, jouent aux cartes ou au mah-jong, aux échecs, … c’est la douceur de vivre propre à Chengdu.

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Le quartier est aussi celui des tibétains. Chengdu est considéré comme la porte d’entrée vers le Tibet. Ici, des moines (faux pour la plupart, vraissemblablement… mais quand on est moine, on peut recevoir sa nourriture gratuitement), des échopes d’articles bouddhistes, des étals de bijoux et breloques, des tibétains aux visages et vêtements très différents de hans, ethnie majoritaire en Chine.

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Le jour du « cro meugnon !  » ou la base de reproduction des pandas

Tout près de Chengdu se trouve la base de reproduction des pandas géants, site classé patrimoine mondial par l’UNESCO.

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L’espèce est en voie de disparition en raison de la déforestation, ou pour son pelage. Dans les années 70, le panda servait de cadeau diplomatique. Aujourd’hui la Chine, tuer un panda est passible de peine de mort en Chine. Obtenir des pandas pour les zoos étrangers est extrêmement cher. Il ne s’agit souvent que de « location ».

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Quelques infos :

Le panda mange 9 à 14 kg de bambou par jour… vous imaginez le travail monstrueux de la base de reproduction pour dégoter de telles quantités de bambous chaque jour !

Il peut vivre jusqu’à 20 ans à l’état sauvage et jusqu’à 30 ans en captivité.

Il est extrêmement paresseux et n’est pas vraiment porté sur la question de la reproduction, en particulier en captivité (seulement 10% d’entre eux s’accouple)… quand on ne procède pas à l’insémination artificielle, le panda a alors droit de visionner des films pornographiques de ces congénères sauvages pour le motiver. Il faut dire qu’ils ne sont en chaleur que quelques jours par ans… ce qui ne facilite pas la reproduction de l’espèce.

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Il n’y avait pas de bébé à la nurserie cette fois-ci… mais la dernière fois, j’avais pu voir les toutes petites crevettes roses que l’on soignait derrière de grandes baies vitrées.

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Lynne n’a eu qu’un intérêt limité… il faut dire que la pauvre était bien malade ce jour-là…Mais bon, elle devrait, a priori, encore avoir l’occasion d’y revenir dans les années à venir…