Bipède rampant

bipède 2

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Opération commando entre les barreaux des chaises. C’est systématique, dès qu’on arrive chez ses grands-parents, elle se faufile sous la table, et se créée son parcours d’obsctacles. Elle s’entraine dur, vous pouvez me croire !

C’est marrant de la façon dont les bébés trouvent quoi qu’il en soit le moyen de répondre à leurs besoins du moment. POur Lynne c’est le mouvement et la motion de son corps qui sont en ce moment son terrain de découverte.

Pots à grains

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Désolée, la photo est toute moche….

Tout simple : des pots en verre remplis de lentilles, haricots secs, gros sel, sucre, graine de coucous…. Ca fait du bruit, ça bouge quand on manipule… Je suis acteur, mon action (remuer le pot) a une conséquence (bruit/ mouvement du contenu)… de quoi donner à réfléchir à ce petit cerveau…

Boite de notion de permanence de l’objet

boite à permanance

Le papy de Lynne a fabriqué cette jolie boite de notion de permanence. Le prix à l’achat est assez élevé, alors j’étais plus que ravie qu’on puisse en avoir une faite « maison ».

Notion de permanence ? Parce que l’enfant prend conscience que même si l’objet disparait dans la boite, il existe encore (on est pas loin du chat de Schrödinger et de la quantique, non ?).

Travail de coordination main / oeil.

Conséquence d’action : si je mets la balle dans le trou elle sera à l’intérieur de la boite. Si je décide d’ouvrir le tiroir, je peux la récupérer…ah ah ! J’ai le pouvoir sur mon environnement !

Lynne a plus rapidement été intéressée par ouvrir le tiroir que mettre la balle dans le trou. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour, comme dirait son papy… Attention aux balles… J’avais trouvé des balles parfaites en plastique, mais Lynne s’amuse à essayer de les gober. Je lui ai donné une balle de polystyrene à la place. Elle a rapidement arrêté de la mettre à la bouche !

Paniers de découverte

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J’ai commencé cette activité avec Lynne il y a un bon moment maintenant. Un contenant rempli de toute sorte d’objets du quotidien, de la nature… texture, poids, matériaux différents. Tout est bon pour une exploration par les petites mains, les yeux, le nez… Une nette préférence pour les ustensiles de cuisine…

Paris, ou D day à l’ambassade des Etats-Unis

Paris, j’adore. Mais seule avec un bébé et le stress de l’entretien à l’ambassade américaine, j’avoue que j’appréhendais énormément. Tout s’est bien passé finalement. Mille mercis à mes hôtes !

Paris

La visite médicale :

Souvent, les gens peuvent enchainer les 2 visites sur la journée. Je n’ai pas pu. Pas de bol. J’étais convoquée le vendredi à 12h pour la visite médicale et le mardi à l’ambassade.  Il y a seulement deux médecins agréés par l’ambassade. L’un était malade et l’autre ne consultait pas le lundi. Je suis montée sur Paris le jeudi, histoire de ne pas courrir le jour même. Lynne est restée chez mes amis, ce qui m’a facilité la vie. La visite s’est très bien passée chez le docteur Slatery, dont le cabinet est situé vers le Trocadéro. Dans la foulée, on vous envoie faire la radio des poumons dans un labo situé à 5 min de marche du cabinet. On récupère le clichet de suite, on le raporte au cabinet. En fin d’après-midi, on revient au cabinet du docteur pour récupérer la fameuse enveloppe fermée que l’on donnera à l’ambassade.

Coût de la visite : 240 € (exam sanguins, prélèvements faits par le docteur directement en ce qui me concerne + radiographie des poumons). Non remboursé par la sécu. Normal vu le but.

La visite à l’ambassade :

Convoquée en début d’après midi. J’étais en avance, avec Lynne. L’heure, c’est l’heure. Les agents du poste de contrôle à l’entrée ne m’ont pas laissé rentrer avant l’heure inscrite sur la convocation. Une fois à l’intérieur, on nous donne un numéro et on attend dans une grande salle, genre hall de gare. Des guichets sont disposés le long des murs. Tous les usagers sont ensemble, quelque soit le motif de la visite. J’ai attendu longtemps. Avec Lynne, pas tip top. Mais elle a été plutôt cool.

Premier guichet : un agent récupère les documents demandés : certificat naissance, enveloppe médicale, casier judiciaire…La dame (francçaise) n’était vraiment pas aimable. Elle donnait des infos à toute allure… Scusez… je ne suis pas un robot et je ne peux pas me souvenir de tout ce que vous me dites super rapidement en plus…

Attente. Longue.

Second guichet : Un agent consulaire vous fait passer l’entretien. Elle m’a demandé si j’étais à l’aise en anglais. J’ai répondu oui, donc on est parti sur l’anglais. Comment vous avez rencontré votre ficancé…gnagnagna… en détail s’y ou plait, debout et au milieu des autres guichets avec une intimité de hall de gare… Mon anglais était pourri sous le coup du stess. Mais Lynne était là, forcément ça aide à montrer qu’il ne s’agit pas d’un mariage blanc. Et on avait un bon dossier. Mon entretien n’était plus ou moins qu’une formalité, je pense. La dame, gentille, m’a confirmé de suite que mon visa serait accepté. Elle m’a rendu les photos originale qui étaient dans le dossier.

J’ai eu le temps de courir prendre mon train de retour en fin d’après-midi.

Lynne ayant obtenu son passeport américain le mois dernier, elle n’a donc pas eu à postuler pour le visa (K2, correspondant aux enfants des K1). Les Etats-Unis, c’est chez elle aussi…

PS : L’ambassade demande un paiment par mandat de 160 $ (vous le faites à l’avance, dans les bureaux de poste.

Pour info, on avait déjà payé 340$ lors de la demande initiale faite au Department Homeland Security aux USA (envoi du formulaire I-129F)

Paris 2

Pour ce qui est du voyage en lui-même, je craignais plus le train que l’avion… J’ai limité les bagages au maximum. Heureusement, les amis chez qui je logeais ont une magnifique petite fille du même âge que Lynne… ce qui a grandement facilité la logistique (poussette, lit, baignoire… tout était sur place) ! Je n’ai pris que mon écharpe de portage, ce qui a l’avantage de permettre de garder les mains libres… essentiel dans le métro !

J’ai plannifié une balade par jour (les jours libres) que la demi journée, histoire de ne pas trop énerver ma puce. Pas d’intérieur, juste du plein air, histoire de faire des photos souvenir pour Lynne devant les incontournables. Des parcs aussi, avec toujours la possibilité de triturer la terre, les feuilles, le sable…

ICI, notre time line du precessus entier d’immigration avec un visa K1

, le déménagement

le mariage

La Courte Echelle (Lacourtéchelle)

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Le LAEP de la Courtéchelle à Avignon fait partie de mes lieux de survie.

Les LAEP sont des lieux d’accueil enfants/parents ouverts à tous les enfants de moins de 4 ans. Gratuit, anonyme, ce sont des lieux d’échange et de soutien pour les parents et de jeux et sociabilisation pour les enfants.

Lynne peut en toute sécurité découvrir, jouer, bouger, rencontrer et moi je peux souffler, parler et écouter. J’y ai rencontré des mamans super qui sont devenues des amies. Et je remercie très sincèrement Philippe et Catherine qui font un travail formidable.

Avec le recul, je me rends compte combien il m’était difficile de poser Lynne comme ça, sur le sol. j’avais vraiment un sentiment de fragilité. Comme un petit animal abandonné qui pourrait se faire manger par un prédateur. Je me suis rendu-compte que j’entravais aussi les mouvements de Lynne, alors que pourtant j’étais déjà vaguerment sensibilisée aux idées de Maria Montessori et d’Emie Pickler. Merci Catherine…

A mon retour des USA, Lynne tenait assise. J’avais déjà fait de gros progrès pour lui donner son espace de mouvement, notamment grâce à mes lectures et l’assimilation des conseils ou des exemples que j’avais vus. Je l’ai posée systématiquement au même endroit de la pièce. Sur le même tapis. Et petit à petit, au fil de nos visites, elle est partie à la découverte de l’espace, un coin après l’autre et elle a fini par s’approprier le lieu.

C’est tellement magique de regarder les enfants s’épanouir…

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Vaucluse Matin, février 2014

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